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Entreprise familiale spécialiste de l'ameublement, la marque française CELIO optimise aujourd'hui sa branche contract en investissant dans ses acquis.
Après une première édition lancée en 2023, le salon EspritContract, organisé en parallèle d’EspritMeuble, sera de retour au Pavillon 1 de la Porte de Versailles avec 110 nouveaux exposants. Parmi eux, les meubles CELIO. Fabriqués en plein cœur du Poitou-Charentes dans la petite commune de la Chapelle-Saint-Laurent, ces derniers sont le résultat d'une affaire qui s'étend sur trois générations. Spécialisée depuis plus de sept décennies dans la fabrication d’armoires, de chambres et de séjours à usage domestique, la famille Liault développe depuis une dizaine d'années sa branche contract. Un univers dans lequel la marque française a fait son entrée par l'intermédiaire des Chantiers de l'Atlantique pour lesquels l'entreprise réalise l'aménagement de cabines de bateaux. Une activité depuis « étendue aux projets hôteliers et aux maisons de retraite ce qui représente environ 17 % de notre chiffre d'affaires » détaille Alain Liault, directeur général de la marque

Investir pour assouplir les contraintes du contract
« Ce que nos clients apprécient, c'est notre capacité à nous placer comme force de proposition. Un atout acquis de par notre ancienneté » constate Alain Liault. Aujourd'hui forte d'une équipe de 200 salariés, l'entreprise capitalise sur un investissement massif de 10 millions d'euros. Un pari destiné à agrandir de 3 000m² l'usine actuelle, mais également « mettre en place une chaîne d’usinage très flexible, idéale pour la production en petites ou grandes séries. » Une typologie industrielle adaptable aux différents aux enjeux du contract. « Si nous voulons gagner encore en efficacité, il faut réduire le temps de conception. Pour le moment, nous tournons généralement autour de six mois minimum – en moyenne - entre le moment où nous sommes interrogés pour un projet et sa livraison. C'est relativement court et c'est ce que nous souhaitons conserver, mais en multipliant les projets hôteliers de 60, 80 ou même 120 chambres » analyse Thomas Liault, directeur du contract depuis un an. Une optique rendue possible par l'équipe d'une dizaine de collaborateurs exclusivement en charge du contract. « Nous avons au sein de l'entreprise quatre personnes au bureau d'étude, deux chargés d'affaires, et d'autres membres à l'administration et à la gestion des ventes, intégrés dès la première phase des projets. Par ailleurs, une équipe de monteurs est également chargée de la réception et du montage. Cette capacité à avoir un suivi de A à Z avec des collaborateurs internes situés en amont et en aval du projet, participe grandement à atteindre nos objectifs. » Parmi ces derniers, le sourcing des matériaux pour la grande majorité française ou ouest-européenne et l'atteinte de prix cibles. Des capacités qui ont notamment permis à l'entreprise de remporter un appel d'offres, lancé dans le cadre de l'Ameublement Français, pour l'aménagement d'un modèle de chambre pour les hôtels du groupe OKKO. Un concept que la marque exposera lors du salon Equiphotel du 3 au 7 novembre à Paris Porte de Versailles.

Évoluer sans s'égarer
Née il y a 10 ans, la branche contract est devenue « un véritable sujet stratégique pour l'entreprise dans la mesure où elle représente un choix de diversification. On ne gère pas un hôtel de 80 chambres comme on gère une collection de meubles » note Thomas Liault selon qui ce choix a permis deux choses. D'une part technique, en imposant une restructuration du process industriel, et d'autre part humaine en recrutant des personnes qui connaissaient les milieux de la santé ou de l'hôtellerie. Deux domaines dans lesquels CELIO s'est aujourd'hui spécialisé parallèlement à l'ameublement maritime. « Pour le moment, nous n'avons pas la volonté de faire du bureau ou du scolaire, car nos marchés actuels sont suffisamment importants pour s'y concentrer sans chercher à nous diversifier. » Un choix d'autant plus clair que la marque souhaite, « après être progressivement montée en gamme à l'image du marché contract, répondre aux nouvelles demandes environnementales telle que l'offre de réparation désormais de plus en plus forte. » Une évolution on ne peut plus similaire à celle du secteur de l'ameublement classique.

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Pour rencontrer Reda Amalou, il faut oser franchir le pas de la Secret Gallery, rue de Varenne à Paris. A l’intérieur, tout n’est que luxe, calme et volupté, couleurs chaudes et sensation de plénitude. Une expérience à vivre, unique, renouvelée en septembre dernier lors de la Paris Design Week avec ‘Scène d’Intérieur’, une expérience immersive où art et design se fondent dans une scénographie aux rouges vibrants, à vivre jusqu’au 19 décembre.
Architecte, diplômé de la East London University, Reda Amalou conçoit principalement des hôtels de luxe de par le monde entier, aux Etats-Unis, au Vietnam, en Corée, dans les Émirats Arabes Unis ou à Dubaï, répondant aux exigences de clients prestigieux. Mais pour lui, « de la construction d’un hôtel à la fabrication d’un banc, l’intention est la même : porter l’émotion au cœur du trait, rendre hommage à la nature et sublimer la matière. »
En ces temps où le geste de la main, l’artisanat d’art et la valorisation des matériaux priment sur tout, ses créations, toutes pièces uniques ou séries limitées, affolent les amateurs. Créer un impact, animer l’esprit, mobiliser les sens, réveiller l’œil, c’est l’objectif de la maison Reda Amalou Design qu’il crée en 2013 en complément de l’agence d’architecture AW2, créée il y a plus de 25 ans avec Stéphanie Ledoux.
Hommage à l’artisanat
Cette ouverture lui permet d’étendre ses propositions aux meubles et aux objets, tous porteurs d’un récit, d’un souvenir d’enfance en Algérie, du tumulte londonien de ses études ou de l’incandescence de ses voyages. Toujours à l’affut d’une découverte, d’un nouveau matériau, d’un savoir-faire rare, son hommage à l’artisanat et au multiculturalisme s’impose sans heurter, dans les appartements parisiens de la rue du Bac ou du Boulevard Saint-Michel, dans des résidences privées à Londres, à l’Hôtel Six Senses Crans Montana en Suisse (cf article Intramuros 219), au Biba Social Club à Palm Beach en Floride, au Silversands à l’Île de la Grenade dans les Caraïbes, un hommage digne des grands décors des SAD, (Salons des Architectes Décorateurs) du 19e ou 20e siècle.

Il aime les matière texturées, riches et vivantes : le noyer, le bronze, le cuir, la coquille d’œuf, la laque, qu’il fait travailler avec soin par les meilleurs artisans d’art comme la marqueterie de paille des Ateliers Lison de Caunes ou la maroquinerie d’ameublement de la Maison Fey. Parfois grandioses, ses créations savent se glisser dans les espaces qu’il aménage avec une fluidité déroutante. En pièces uniques ou en éditions limitées, ces pièces d’exception ont trouvé leur public.
Une présence sur les salons
À Milan, en avril 2024, il exposait au Labo Project à la Fondation Rodolfo Ferrari, Gabriela, un fauteuil généreux au tissu de velours ; le bureau Tara en noyer massif et plateau laqué vert brillant, aux deux tiroirs intérieur cuir ; la chaise Brooklyn en noyer et laiton brossé ; la table Ooma, marie marbre Emperador et noyer américain dans des dimensions rectangulaires et carrées, en version haute ou basse. Enfin, la chaise Eileen, aux courbes enveloppantes et sensuelles en noyer américain, sublimée par la fabrication artisanale, avait troublé par sa sensualité. Fidèle du salon Collectible à Bruxelles, ses tables d’appoint et sellettes Inlay sont réalisées à partir de marbre Bambou et Balsatina, au piétement encastré dans le plateau pour créer un jeu subtil d’effets mat et brillant. La majestueuse table basse X ORO, avec son plateau en verre orné de feuilles d’or 22 carats appliquées en sous-face, évoque une matière vivante en fusion comme de la lave sur un bronze massif.

Le bureau SOA, en noyer américain avec bandeau en laque brillante et grand tiroir intérieur cuir (de 120 à 180 cm) connaît un grand succès, tout comme la console de 35 cm de large. La console Tara, au piétement en noyer américain, chêne naturel ou hêtre teinté noir sous un plateau laqué brillant jaune, est réalisée à la main. La console Mina, sur son piétement en laiton finition bronze, porte un plateau en marbre Emperador, Sky Grey, Carrare blanc, Noir Marquina ou Noir Sahara….

Plus discrète, la bibliothèque Steeltop, (en 110 ou 150 cm), étagère en acier noir en porte à faux et noyer américain surprend par sa simplicité et ses angles droits, comme le poème de l’angle droit de Le Corbusier. La console LALA se distingue par un décor précieux en émail cloisonné, autrefois réservé à l’usage impérial, et ici réinterprété pour être appliqué aux carreaux. Ce procédé revisité permet de créer un meuble singulier mêlant art ancestral à un dessin géométrique contemporain. Les grandes marques contemporaines lui ont aussi fait confiance : Véronèse, Hugues Chevalier, Toulemonde Bochart, Roche Bobois, Baguès, Baccarat…

Retour à la nature
Début octobre, il participait à la prestigieuse foire internationale de design, PAD London, avec la Secret Gallery Paris installée à Berkeley Square, dans le quartier de Mayfair ; ainsi qu’à Decorex, le salon de design et d’intérieurs avec sa collection Reda Amalou Design à Olympia London. Certains y ont retrouvé l’esprit de son adolescence londonienne à travers une collection de mobilier qui n’a rien à envier à l’euphorie des sixties. Pour plus de sérénité et de retour à la nature, quatre nouvelles cabanes viennent d’intégrer le site Coucoo Cabanes de Chassey-lès-Montbozon en Franche-Comté.

Sur 150 hectares, choisissez votre confort aérien et engagez-vous pour une architecture durable. Posées sur des pilotis, elles sont ouvertes à la vue et à la brise. La terrasse du premier niveau permet de vivre à l’extérieur. Le second niveau abrite une chambre avec une ventilation naturelle et une vue panoramique. Au dernier niveau, un bain nordique permet un moment de détente unique. Le tout fabriqué avec du bois issu de forêts locales, sourcé à moins de 30 km du site. L’occasion de tester l’excellence artisanale locale et les savoir-faire d’exception.

Le concours parisien, Paris Shop &Design, vient de dévoiler les sept gagnants de son édition 2024.
Depuis dix ans, le Paris Shop &Design récompense des duos de créateurs et de commerçants mettant à l'honneur le commerce dans la capitale. Pour cette édition anniversaire organisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, le jury présidé par l'Architecte et Directrice Générale des Ateliers Jean Nouvel, Dominique Alba, à sacré sept unions dans huit catégories. Une diversité par laquelle s'exprime la place des établissements commerciaux au sein de la ville qui en compte près de 62 000. Une place prépondérante dans la vie parisienne que ce concours souhaite soutenir en valorisant l'innovation née de l'interaction entre architecture et commerce. Une optique également sociale et historique, puisque l'enjeu est aussi de maintenir l'attractivité de ces points de vente physiques face à la digitalisation du marché. Car si le prestige de Paris s'est écrit dans l'Histoire et dans la pierre, les savoir faire design et architecturaux ont toujours contribué à bâtir sa renommée internationale.

Dans la catégorie Mode &ACCESSOIRES :
Rei Kawakubo, designer, et Adrian Joffe, président du Dover Street Market, pour la boutique COMME DES GARCONS (56 rue du Fg Saint-Honoré, Paris 8e)
Dans la catégorie Alimentaire :
Dorothée Meilichzon, architecte pour l'agence CHZON et David Bellaiche, commerçant pour la boutique CREME LONDON (2 rue Geoffroy l'Angevin, Paris 4e).
Dans la catégorie Bien-être Santé Beauté :
Thibaut Poirier et Stéphanie Monteil,tous deux designers d'espace pour l'agence Thiste, et Pauline Picaut, co-fondatrice du SPA CLEMENS (14 rue des Saints-Pères, Paris 7e)
Dans la catégorie Hôtels, Cafés,Restaurants :
Cyril Durand Behar pour Cyril Durand Behar Architectes, et Camille Grenouiller, directeur de l'HOTEL PILGRIM (11 rue de Poissy, Paris 5e)

Dans la catégorie Maison &Décoration et Prix du public :
Marine Ricardou, architecte du Studio Saint Lazare, et Frédéric Bertinet, CEO et co-fondateur de MERCATO (17 avenue Simon Bolivar, Paris 19e)
Dans la catégorie Terrasses :
Sophie Lacroix, architecte, et Guillaume Bernard, gestionnaire du restaurant HOLLYWOOD SAVOY (44 rue Notre-Dame des Victoires, Paris 2e)
Pour la Mention spéciale du jury :
Marie-Agnès BLOND & Stéphane Roux de Blond & Roux Architectes, et Marie Guerci (Ville de Paris –maître d'ouvrage) pour le THEATRE DE LA VILLE (2 place du Châtelet,Paris 4e)
Dans la catégorie Culture, loisirs,services aux particuliers :
Maël Esnoux et Marguerite Cordelle,architectes pour Core Architectures / Studio kokumi, et Arnaud Pigounides, président de REV MOBILITIES, enseigne de vente et de modification des voitures thermiques en électriques (96 Rue de Lourmel, Paris 15e)


Acteur majeur du mobilier outdoor depuis sa création en 1964, la marque originaire du sud de la France Sifas propose des projets contract sur mesure. Un axe majeur pour la marque que Julien Armaroli, actuel co-dirigeant, nous détaille plus précisément.
Après une première édition lancée en 2023, le salon EspritContract, organisé en parallèle d’EspritMeuble, sera de retour au Pavillon 1 de la Porte de Versailles avec 110 nouveaux exposants. Parmi eux, la marque française Sifas, spécialiste du mobilier outdoor haut de gamme, qui livre de nombreux projets pointilleux chaque année et qui s’accompagnent de designers de renom pour imaginer ses collections. Concernant les projets contract, la marque n’a pas hésité à mettre en place une stratégie forte pour accompagner au mieux les professionnels dans la mise en place de leur projet.
Dans votre activité, que représente le secteur contract ?
Le secteur contract représente un axe stratégique majeur pour le développement de Sifas. Nous avons pris conscience de l'importance du mobilier dans les projets professionnels qui est en pleine croissance, c’est pourquoi nous avons investi dans la création de produits et de gammes dédiées pour répondre aux attentes des professionnels de l'hôtellerie, de la restauration et des espaces publics. Des solutions pensées pour conjuguer esthétique, fonctionnalité et durabilité, permettant à nos partenaires de proposer des expériences uniques à leurs clients. Et cette orientation spécifique vers le secteur contract a eu un impact significatif sur notre chiffre d’affaires, consolidant notre position de leader dans le secteur outdoor haut de gamme.

Comment s'organisent les projets contract ? Avez-vous une filière dédiée ?
Nos projets contract s'organisent autour d'une équipe dédiée composée de commerciaux spécialisés pour répondre aux besoins spécifiques et aux contraintes de chaque client. Cette approche nous permet de proposer des solutions sur-mesure, en tenant compte des problématiques inhérentes à chaque projet. Nous avons également un service d'architectes 3D, qui, grâce à des maquettes détaillées, accompagne les clients dans la projection de leur projet en termes de style et de rendu. Une technologie qui permet de mieux visualiser le résultat final et ainsi assurer une parfaite adéquation entre le design et les attentes. En plus de cette approche personnalisée, nous proposons une large gamme de couleurs, de matières et de tissus, permettant aux clients de créer des produits uniques en harmonie avec le style et l'ADN de leur établissement. Une flexibilité qui leur permet à la fois de démarquer et de renforcer leur identité visuelle tout en garantissant des produits à la fois esthétiques et fonctionnels.
Quelles évolutions du secteur avez-vous pu constater ces dernières années ?
Le mobilier est devenu un élément essentiel de l’identité et de l’ADN des établissements. Il ne s’agit plus simplement d’ameublement fonctionnel, mais d’un vecteur clé de l’expérience client. Les établissements cherchent désormais à se différencier en peaufinant chaque détail et cela passe par un mobilier de qualité, conçu pour créer des environnements uniques et mémorables.

Vous êtes spécialisé dans l'univers outdoor haut de gamme. Quelles sont les spécificités et exigences à prendre en compte au niveau du contract ?
L’univers outdoor, particulièrement dans le haut de gamme, exige une attention particulière à la durabilité des produits. Les clients recherchent des meubles résistants avec un style intemporel, capables de traverser les modes. De plus, les professionnels privilégient des solutions pratiques : les produits doivent être légers, faciles à entretenir et à stocker pendant les périodes creuses. Cependant, la fonctionnalité ne doit jamais compromettre l’esthétique. Chaque pièce doit allier design élégant et performances techniques, afin de répondre aux attentes des clients les plus exigeants.
Un projet significatif à nous détailler ?
Un projet récent qui incarne parfaitement notre savoir-faire est celui réalisé au cœur d’Athènes, avec la collection Oxford déclinée en structure noire pour le prestigieux Divani Palace Acropolis, situé à 200 mètres de l’Acropole. Cette collaboration a permis de sublimer les espaces extérieurs du restaurant de l’hôtel avec une interprétation contemporaine de la chaise d’extérieur aristocratique classique. La collection Oxford a été choisie pour apporter une touche de raffinement intemporel, en parfaite harmonie avec l'architecture et l'atmosphère du lieu. Ce projet reflète notre capacité à proposer des produits qui allient design et fonctionnalité, tout en s'adaptant au style et à l’ADN des établissements qui nous font confiance.

Quels sont les objectifs derrière votre participation au salon ?
Notre participation au salon vise principalement à mettre en avant notre nouvelle gamme spécialement pour le secteur contract. Cette collection incarne notre engagement à proposer des produits à la fois durables, fonctionnels et esthétiques, parfaitement adaptés aux besoins des professionnels. Un de nos objectifs clés est de montrer la flexibilité et l’étendue des options de personnalisation que nous offrons. Ce salon est une opportunité idéale pour démontrer comment nos solutions sur-mesure peuvent s'adapter aux différents styles et aux ADN des lieux tout en garantissant une qualité et une durabilité optimales.
Quels sont les challenges/actualités à venir pour Sifas ?
L'un des défis majeurs à venir pour la marque est de réussir à anticiper les évolutions les attentes des professionnels et du marché. Le monde du contract évolue rapidement, avec une demande accrue pour des solutions sur mesure, adaptées à des contextes de plus en plus divers. Nous devons rester flexibles tout en gardant notre ADN de qualité et d’innovation. Nous voulons également renforcer notre engagement envers des pratiques plus durables. Cela se traduit notamment par une recherche constante de matériaux éco-responsables, tout en maintenant notre niveau d’excellence en termes de design et de confort. L'optimisation de nos processus de production pour minimiser l'empreinte écologique est une priorité pour l’avenir.
En termes d’actualité, nous avons des collaborations passionnantes en cours avec de nouveaux partenaires dans le secteur de l'hospitalité de luxe, ce qui ouvrira la voie à des projets inédits. Nous continuons à investir dans l’innovation et la recherche de solutions pratiques qui répondent aux besoins futurs de nos clients, tout en maintenant notre positionnement haut de gamme.
La seconde édition d'EspritContract se tiendra du 16 au 19 novembre au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Plus d’informations sur : https://www.espritmeuble.com/fr/secteur/contract.

À l'occasion de sa nouvelle collection pour Monoprix en vente le 22 octobre, Axel Chay nous parle de son lien au design par le prisme de sa collaboration.
Seconde collaboration avec Monoprix, cette collection dessinée par Axel Chay arrive chez le distributeur ce mardi 22 octobre. D'abord éditée dans une version colorée et pop en février, cette réédition automnale entièrement chromée livre un nouvel aperçu du designer marseillais. Rencontré en juillet dans son appartement atelier où se répondent prototypes en courbe et mobilier Memphis, il nous avait parlé de ses inspirations et de son rapport au « beau ». Entretien avec ce créateur jovial tombé dans le design, quand il n'était pas si jeune.

Après Folies, vous présentez une nouvelle collection qui est la deuxième réalisée avec l'enseigne Monoprix. Pourquoi avoir accepté de renouveler l'opération ?
La première fois, j'avais accepté car c'est Monoprix et donc il y a toute une histoire avec Prisunic et une légitimé à faire du meuble et de la décoration. Ce n'était pas n'importe quelle marque de grande distribution. Il se trouve que la collection avait très bien fonctionné et renouveler l'opération était donc une belle opportunité et un super défi. C'était l'occasion de pousser de nouvelles portes que ce soit avec de nouveaux matériaux ou de nouvelles formes que l'on ne travaille pas en temps normal, car le coût de développement est énorme pour nous.
Mais justement, comment conjugue-t-on son design personnel qui a un coût relativement élevé et une fabrication artisanale, avec l'esprit de Monoprix, c'est-à- dire l'idée du design pour tous ?
Pour Monoprix, il a fallu penser l'objet en contrainte de coût, c'est-à-dire faire une pièce qui ne coûte pas cher à produire. Il y a donc de nouveaux paramètres qui se sont imposés comme le pays de fabrication, le nombre de pièces, ou encore la complexité. Mais le design pour tous, ça se traduit aussi visuellement. Donc l'esprit Monoprix, qu'il soit financier ou esthétique, m'a amené vers quelque chose de simple et d'intemporel.

Cette collection conjugue des courbes très contemporaines à la mode et une allure rétro presque 60-70's. C'est ça l'intemporalité, la navigation entre les époques ?
La collection d'octobre n'est pas inspirée d'une époque particulière, mais elle provient de ma culture design assez tardive. Mes parents n'avaient que du contemporain en décoration et je n'ai pas fait d'école d'art mais une école de commerce. C'est en sortant de mon master que je me suis intéressé au design moderne grâce à ma femme Mélissa qui chinait et mon frère qui est un artiste touche-à-tout avec qui je travaille aujourd'hui. Et j'ai découvert des choses géniales dans chaque décennie. Que ce soient les années 60 avec le développement de la courbe dans le design, l'esthétique 70's avec ce côté vieux James Bond ou encore les années 80 pour les créations notamment vestimentaires très affirmées. Ajoutez à cela l'Art cinétique ou Tom Wesselmann que j'adore... Bref, tout n'a pas été beau, mais tout est inspirant ! Donc mes créations sont surtout une digestion de ce qui a été fait avant. J'aime bien qu'une collection n'ait pas une allure trop ancrée dans son temps, mais qu'il y ait de petites ambiguïtés.
Et quoi de mieux que de changer le revêtement pour changer d'époque et de style. C'est finalement ce qui a été fait entre la collection de février et celle d'octobre ?
Oui effectivement. La première collection était très colorée ce qui a permis d'attirer l'œil et de la populariser en mettant les formes en valeur. Mais pour pouvoir rééditer les pièces, il fallait trouver quelque chose de différent. On est donc parti sur le chrome, car c'est à mes yeux quelque chose de « sexy » et c'est une valeur sûre.

Travailler le chrome, c'était aussi changer d'ambiance, passer d'une collection estivale à un ensemble plus hivernal, non ?
Je n'ai pas du tout pensé cette modification en termes de saisonnalité. Je n'intellectualise pas du tout la couleur, car ce n'est pas mon métier. Que ce soit pour Folies ou pour les nouveaux modèles, il s'agit surtout d'une question de goût et d'émotion. Pour la couleur, les formes sont très primaires, car la forme l'est. Il y a quelque chose qui tient presque du Memphis. Pour le chromé, il y a une forme de facilité encore plus grande, car le rendu est tout de suite très visuel et ça fonctionne avec tout, quel que soit l'objet. Quand j'étais jeune et que je n'avais pas encore de passion réelle pour le design, j'allais chez Emmaüs et je récupérais un buste sans valeur ou un vase inesthétique et avec une bombe de couleur ou chromé, je lui redonnais vie. J'avais ce besoin d'avoir un intérieur beau et scénographié qui sortait du lot. Aujourd'hui, ce n'est plus pareil car l'époque et mon travail ont changé, mais j'ai toujours ces besoins dans un coin de la tête.
Vous parlez de scénographie. Dans le cadre de vos collaborations avec Monoprix, le but était donc de concevoir un objet utile dans une scénographie faite pour recevoir ou bien penser l'objet pour qu'il soit scénique ?
Les deux. C'était important que l'objet soit assez fort pour créer son petit univers, qu'il existe par lui-même, mais il devait aussi créer une ambiance. C'est ce qui me plaît. J'aime aller au-delà de l’aspect décoratif pour essayer de faire quelque chose de beau qui fait plaisir. C'est ça le but de mon design et de cette collection finalement : faire plaisir.

Entre vestiges du passé et architecture contemporaine, La Cité de l'architecture et du patrimoine dévoile jusqu'au 23 mars une exposition dédiée au travail de l'architecte français Philippe Prost.
« Une architecture n'est pas quelque chose d'amorphe. Elle vit avec ses usagers et par sa vocation à évoluer avec de futures personnes » précisait Philippe Prost en guise de préface à l'ouverture de sa nouvelle exposition. Une vision qui au-delà de l'indiscutable constat architectural, résume sa quête de concept à travers les âges. Expliquée par une vingtaine de projets balayés – parfois trop furtivement - sous forme de maquettes, de photographies et de plans, cette recherche s'établit au long d'un parcours en trois étapes. Une « trilogie entre recherche, pratique et transmission » mais surtout une invitation à plonger dans « la fabrique du projet » comme l'évoque l'architecte, lauréat du Grand Prix national de l'architecture en 2022.

L'architecture du présent dans les pas de celle d'hier
« Je voulais absolument que cette exposition sorte du schéma projet, plans en coupe et élévation, ce qui est parfois compliqué. Je voulais partager l'architecture avec toutes et tous, car c'est un domaine qui change la vie des gens et c'est pourquoi, c'était important de le rendre accessible » assure l'architecte. Une volonté traduite dans les supports, simples d'interprétation, mais également par l'angle d'attaque de cette exposition, non pas tant tournée sur les techniques de construction, que sur la démarche « diachronique » de l'agence, comprenez qui « part du présent pour remonter progressivement le passé. » Une manière de dégager des pistes créatives comme des formes ou des symboles, mais avant tout de comprendre le bâti et par là même, la sociologie et la culture qui s'en dégagent.

Un travail architectural porté par le prisme de l'archéologie comme en témoigne la première partie de l'exposition intitulée « Le cours du temps », et portée par des projets patrimoniaux comme la rénovation château de Caen ou celle de la citadelle de Belle-Île-en-Mer édifiée par Vauban. Une manière pour l'architecte d'établir dès le début de l'exposition un lien très fort entre « le naturel et l'existant » de sorte à montrer comment « la mémoire nourrit la création.» Une phrase d'autant plus forte que la scénographie – entièrement issue d'expositions précédentes - prend place entre la galerie des moulages et la galerie de l'architecture moderne. Deux mondes aujourd'hui dépassés, mais intrinsèquement liés aux yeux de Philippe Prost selon qui les vestiges du passé doivent être les fondations, à minima sémantiques, de l'architecture d'aujourd'hui. Un point de vue qui amène dès lors le visiteur dans le seconde partie nommée « Forme du présent » et dans laquelle le créateur développe l'idée qu'une architecture inscrite dans le temps n'est pas forcément passéiste. « Je souhaite montrer que les noces des vestiges et du contemporain sont possibles et qu'il ne s'agit pas ici de deux domaines antinomiques ! »

Guidé par l'épaisseur matérielle et de la profondeur historique des vestiges confrontés à nos besoins quotidiens, chaque projet résulte d'un équilibre prospectif. Une matière premièrement émotionnelle, abordée dans les vitrines de la troisième partie : Deux territoires, un processus créatif, où se font face les bassins miniers du nord et le cap d'Antibes. Un savant mélange de destination et de temporalité entre l'hier et d’aujourd'hui résumé avec philosophie par Philippe Prost : « on ne construit jamais mieux qu'en faisant l'expérience du déjà-là. » Une libre-pensée à découvrir jusqu'au 23 mars au Palais de Chaillot, place du Trocadéro.


Nouvelle exposition du FRENCH DESIGN by VIA, « La fabrique des icônes » réunie jusqu'au 13 décembre une vingtaine de pièces célèbres issues de collaboration entre un éditeur et un designer.
Il y a des collaborations qui passent sous les radars, et il y en a au contraire qui, à peine dévoilées, sont érigées au rang de stars. Ce sont ces dernières que le FRENCH DESIGN by VIA a décidé de mettre à l'honneur jusqu'au 13 décembre. Imaginée pour témoigner de la diversité et de la fructuosité des collaborations entre les marques et les designers, l'exposition nommée « La fabrique des icônes », rassemble 22 pièces de design. Autant de créations auxquelles viennent se greffer une projection vidéo permettant de mieux cerner l'approche des concepteurs et des éditeurs, mais également quelques coupures publicitaires rappelant l'image commerciale de ces produits pour le consommateur.

Le succès, souvent surprise, jamais miracle
Devenues des références dans le monde du design, les pièces choisies l'ont été pour leur double succès, d’abord public, car leurs silhouettes sont aujourd'hui largement identifiées, puis industriel puisque plusieurs milliers d'exemplaires ont été vendus. C'est en grande partie sur ce critère que la sélection des pièces s'est établie, allant parfois jusqu'à prendre en compte la couleur ou la taille la plus demandée sur le marché. Mais au-delà de la notion commerciale, l'exposition trace avant tout les lignes de lecture permettant de comprendre l'origine de ces succès. Ainsi, chaque pièce est accompagnée d'un cartel sur lequel figure des thématiques récurrentes comme « Bestseller commercial », « Révélation changement sociétal » ou encore « Révélation technique. » Autant de catégories qui abordent de manière très didactique les raisons du succès de telle ou telle pièce.

Pour Jean-Paul Bath, directeur général du FRENCH DESIGN by VIA, « le produit iconique est souvent synonyme d’une création disruptive appuyée sur un savoir-faire ou une technologie innovante.» On notera par exemple la question du savoir-faire, artisanal ou industriel illustré dans l'applique Carmen réalisée par le duo Paulineplusluis en 2018 et fabriquée selon une technique unique adaptée à une machine dont il ne reste que deux exemplaires dans le monde. Mais comment aborder la création contemporaine sans parler des bestsellers du passé parmi lesquels la Chaise A sortie en 1935 chez Tolix ? Un modèle empilable et indestructible qui avait à l'époque rencontré un vaste succès grâce à la technique de galvanisation du zinc mise au point par son designer Xavier Pauchard, et qui totalise 89 ans plus tard, 10 % des ventes actuelles de la marque. Un produit devenu iconique pour sa praticité, mais aussi pour sa capacité à s'être inscrit dans époque et à rester d'actualité aujourd'hui. Ajoutez à cela les créations dont l'audace et la surprise ont permis d’atteindre le succès, à l'image de la suspension Vertigo de Constance Guisset sortie en 2010, ou de la chaise Moustache entrée dans les musées et sur les plateaux télé avant d'entrer dans les foyers.

Une scénographie toute tracée
Imaginée par le studio Passage, la scénographie de l'exposition propose un univers industriel (très) revisité. « Pour concevoir le décor de l'exposition, Samuel Perhirin et moi, nous sommes attachés à la notion de fabrication. Nous avons voulu comprendre comment un objet pouvait devenir une icône » explique Arthur Fosse. Un cheminement qui a naturellement conduit le duo vers les usines et plus précisément les marquages au sol présents le long des lignes de production. Des axes graphiques et évocateurs retravaillés dans des coloris très visuels parmi lesquels un vert intense, couleur signature du studio. Très linéaire, le décor composé de surface géométriques semblable à un tangram, a été imaginé pour s'ajuster et s'exporter facilement à l'occasion d'autres expositions. Autre parti-pris fort de cette scénographie, l'absence de toute hiérarchisation. « C’est une volonté arrivée dans un second temps pour offrir une forme de transversalité entre les époques et les styles. La chaise Tolix de 1935 prend ainsi place au pied d'une étagère Roche Bobois tandis qu'en face la canapé Borghese de Noé Duchaufour-Lawrence lui répond. »
Ce n'est donc pas tant une réflexion sur le succès, qu'un dialogue entre des grands noms du design tels que le studio 5.5, Tristan Lohner ou Philippe Starck et des grandes marques à l'image de Maison Pouenat, ALKI ou Fermob.


La galerie des Gobelins accueille jusqu'au 31 décembre l'exposition « Perspective » dédiée à Richard Peduzzi. Un événement qui rassemble une grande variété de créations ayant pour constante la théâtralité et le goût des lignes architecturales.
« Perspective ». Derrière le nom de cette exposition dédiée à Richard Peduzzi, une sorte d'évidence. Depuis plus d'un demi-siècle, le créateur pluridisciplinaire a touché à tout, de la scénographie théâtrale à la mise en scène muséale en passant par la conception design. Une diversité liée d'un fil rouge, ou devrait-on dire d'un trait rouge, par le dessin. Retracée par une multitude de projets et de médiums, la carrière du créateur s'étale sur les deux niveaux de la galerie des Gobelins. Jonglant entre onirisme et radicalité, l'exposition propose une approche plurielle et scénique du monde Peduzzi.
Mettre en scène une vie de scénographe
Scénographiée par Richard Peduzzi lui-même et sa fille Antonine - et mise en lumière par Simon Broggini -, l'exposition trouve certainement sa force et son caractère dans ce lien direct entre le sujet et les concepteurs. En résulte un ensemble qui, outre son contenu, permet de cerner un esprit pour mieux en comprendre l'univers. Car ce que propose « Perspective », ce n'est pas simplement exposer, mais établir un dialogue entre les projets d'hier et ceux d'aujourd'hui. Un défi rendu possible par la pluralité des éléments présentés dans une mise en scène délicate très chorégraphiée. Au rez-de-chaussée, sous les luminaires en laiton brossé d'inspiration religieuse, les chaises volent, les salons s'animent au rythme des praticables géométriques bleu nuit inclinés tandis que les cimaises disproportionnellement grandes tracent en reflets et en surface, les limites d'un monde onirique. « J'avais besoin que l'exposition soit en mouvement. Rien n'est jamais terminé. Il reste encore plein de choses à faire et à dire » explique Richard Peduzzi. Une volonté maintenue à l'étage dans un décor inspiré des couleurs douces de Giorgio Morandi et tapissé de photographies, de créations et de croquis furtivement accrochés sur le mur et les tables.

Le dessin, porte d'entrée dans l'univers architectural de Peduzzi
Véritable ode à la pluridisciplinarité des Arts décoratifs - dont il fut directeur de l'école de 1990 à 2002 avant de prendre les rênes de la Villa Médicis pendant six ans -, le parcours laisse percevoir la sensibilité du créateur par le biais d'une centaine de dessins. Gouache, huile, aquarelle, mais également mine de plomb se succèdent tantôt avec une forme de naïveté formelle rappelant Matisse, tantôt avec la précision d'une gravure romantique. Une complémentarité stylistique qui fait du crayon, la colonne vertébrale de son œuvre. Mais si le papier a toujours été la préface de toute matérialisation design ou scénique, il n'a pour autant jamais été dénué d'une forme d'architecture. « Parfois, dans les lignes, dans les perspectives et les formes d’un meuble, apparaissent de nouvelles architectures. Inversement, dans certaines architectures, je trouve le dessin d’une table, d’un secrétaire ou d’une vitrine » décrit Richard Peduzzi qui parle alors de « construire sa peinture. » Une qualification, traductrice d'une certaine vision de la conception, et qui se concrétise en 1967 lors de sa rencontre avec le metteur en scène Patrice Chéreau. Une collaboration dont naîtront plusieurs décors souvent métaphoriques. Visibles dans une salle confidentielle de l'exposition, les maquettes évoquent dans l'intimité d'un abat-jour central, les inspirations urbaines relatives à l'enfermement ou l'industrie parfois construites sous les traits d'une cité perdue. Des thématiques issues de l'enfance du créateur passée loin de ses parents, au Havre, ville portuaire d'après-guerre, et misent en exergue dès 1972 dans Massacre à Paris.

Le design au cœur
Reconnu très tôt pour son apport au théâtre, il faut attendre 1988 pour que Richard Peduzzi mette un premier pied dans le monde du design. Et c'est par les planches qu'il le fait en dessinant Chaise longue pour Le conte d'hiver de Shakespeare. Une relation transversale entre ces deux arts, éminemment présente dans l'exposition où se répondent esquisses scénographiques et éléments de mobilier. Parmi eux, le célèbre rocking-chair et la table Pyramide réalisés en 1992 par l'Atelier de Recherche et de la Création (ARC) du Mobilier national. Une institution pour laquelle le créateur réalise une trentaine d'œuvres entre 1989 et 2013. Une activité prolifique mais également diversifiée comme en témoignent les lampes en métal, les tapisseries ou encore les tableaux en marqueterie de paille présentés ici. Une richesse technique et esthétique où les lignes courbes esquivent astucieusement les lignes tendues de leurs voisines alors même que les pleins et les vides se confrontent. Sorte de conte moderne, cette exposition – et « ne parlez pas de rétrospective », car du haut de ses 81 ans, l'artiste « est encore trop jeune pour entendre ça ! » - propose une déambulation entre les variations créatives de celui qui considère le décor comme un acteur à part entière.


Plus de dix ans après sa dernière exposition, Flos dévoile Icons, un nouveau récit visuel balayant douze créations célèbres.
De Snoopy – nouvellement disponible en bleu - à la collection IC en passant par les modèles Parentesi et Taraxacum 88, tous constituent Icons. Les luminaires de la maison d'édition italienne Flos sont nombreux à avoir marqué visuellement l'histoire du design. C'est en guise d'hommage, mais également comme témoignage de la pérennité de leur design que la maison d'édition a décidé, plus de dix ans après sa dernière exposition, de consacrer un nouveau travail photographique à 12 de ces objets. Coordonné par Barbara Corti, la directrice de création, ce projet artistique décliné en formats digital, print et vidéo, est né dans l'esprit d'Omar Sosa, co-fondateur d'Apartamento Studios.

L'objet architecturé
Plus d'un demi-siècle de création au sein d'un même projet. Pour cet ensemble, le directeur artistique a souhaité conjuguer les styles et les époques en associant ce qui traduit le mieux l'évolution du temps à travers l'art de la lumière : la couleur et le monochrome. Conçu comme un dialogue visuel, cette lecture parallèle propose d'aborder les luminaires par une dualité entre l'éclat du matériau et sa forme sculptée par des clichés en noir et blanc léchés. Capturés au sein d'architectures milanaises datant des années 30 à 60, chaque cliché est une ode à l’Italie. Les grands noms de l'architecture tels que Renato Ferrari, Gio Ponti, Alberto Rosselli et Vito côtoient leurs cousins du design parmi lesquels Gino Sarfatti, Pier Giacomo Castiglioni ou Michael Anastassiades. Autant de maîtres modernes dont les conceptions géométriques ont été figées par Daniel Riera.

Valeurs d'images et valeurs de marque
Choisi pour sa résonance avec l'objet, le cadre de la prise de vue fait converger au-delà de l'architecture et du design, trois autres facteurs chers à Flos, et en premier lieu une esthétique contemporaine. Pour Matteo Luoni, Directeur général adjoint de Flos, « Il n’y a pas la moindre pointe de nostalgie dans ce récit. Bien au contraire, Icons incarne notre volonté de continuer à puiser notre inspiration dans notre identité historique pour regarder toujours vers l’avant et proposer un design qui place au centre de ses préoccupations l’humain, la planète et la culture. » Trois éléments dissimulés autant que révélés par l'utilisation de la photographie monochrome au sein de laquelle se greffe un second plan fait d'ombres et de silhouettes humaines aux styles contemporains. Une manière d'inscrire chaque image dans nos années 20, celles du XXIe siècle, et de prouver que « certes, le design ne se porte pas, mais il demeure un puissant intermédiaire entre nous et les endroits que nous habitons » précise Barbara Corti.


Après avoir parcouru plusieurs continents, Ramzi Saade pose ses ustensiles à Paris et ouvre Atica, une destination immersive où se mêlent gastronomie et technologie.
Il est des lieux où le voyage se trouve dans l'assiette et il en est d'autres où l'assiette se trouve au bout du voyage. Avec Atica, Ramzi Saade, fondateur du lieu, et son associé Chloé Leymarie, architecte, rassemblent périple et gastronomie par un biais immersif. Situé en plein cœur de Paris, le restaurant doit son nom à la contraction de « attic » qui signifie grenier en anglais, et « ticket ». Un petit mot-valise pour un lieu en dehors des codes. Imaginé pour réunir les sens autour d'une soirée thématique, le restaurant niché dans un ancien cinéma du 5e arrondissement, propose une déambulation sensorielle en huit actes au travers de quatre espaces. Actuellement développée autour de la thématique du Pays Basque, l'expérience changera de destination chaque saison. De quoi s'évader, sans partir trop loin.

Un début de voyage sans aspérités
La façade blanc cassée est à l'image du caractère architectural de l'endroit : sobre. Au rez-de-chaussée, l'ambiance, servie par la simplicité d'un chêne clair et de l'inox, fait place au naturel. Ici, les invités se croisent, se rencontrent, et le concept commence doucement à se déployer. Car l'idée d'Atica n'est pas celle d'une architecture immersive, mais celle d'une expérience immersive d'abord rendue possible par les senteurs et les saveurs. Après avoir traversé un espace galerie, sorte de préface artistique à la suite du périple, les visiteurs sont invités à faire escale au bar. Dans cet espace moins muséal, mais d'une neutralité absolue, le faux plafond en lames de poli miroir joue discrètement avec les reflets lumineux du bar métallique. Dessus, un cocktail accompagné d'amuse-bouches propose un premier aperçu gustatif du voyage rappelé par la présence de hublots et de luminaires évoquant le monde ferroviaire.

Une destination sensorielle pleine de vitalité
Étymologiquement, le « voyage » vient de « via » qui signifie la route ou le chemin. Chez Atica, le voyage se poursuit par un chemin on ne peut plus architecturé : l'escalier. Baigné d'un parfum développé en rapport avec la destination, ce passage propose une jonction entre la réalité du quotidien et la rêverie du voyage, symbolisée par le passage des tons clairs aux teintes plus foncées. Au niveau inférieur, le voyageur pénètre dans ce qui devient véritablement la destination ; la salle immersive. Tapissé d'un écran de projection 360° de 112m², l'espace est dédié à la dégustation de six assiettes pensées en écho avec la vidéo. Débutent alors une succession de séquences cinématographiques mettant en avant des paysages et des savoir-faire régionaux. Un spectacle visuel et gustatif renforcé par la conception d'un mobilier sur mesure. La salle est ainsi traversée par deux longues banquettes en chêne teinté surélevées d'une cinquantaine de centimètres. Outre l'effacement visuel permis par le tissu noir, la hauteur des assises signées Chloé Leymarie renforce le sentiment d'immersion au sein de l'image. Un choix tant esthétique que technique dans cette pièce pyramidale rappelant la forme d'un petit beurrier.

Dessiné pour réunir la passion architecturale de ses créateurs et leur goût pour la gastronomie, le restaurant offre un voyage poétique où la technologie pimente agréablement une architecture un brin trop lisse.


Les 15 et 16 octobre, les Rendez-vous de la Matière + fair(e) célébreront leur 10e édition. Un rendez-vous qui mettra en avant un panel de matériaux d’exception alliant savoir-faire, innovation et créativité, à destination des professionnels du secteur.
Le salon professionnel consacré aux matériaux pour l'architecture, le design et la décoration, est de retour en octobre pour une édition particulière. À nouveau basé à l’Atelier Richelieu dans le 2e arrondissement, le salon fête cette année ses 10 ans. Pour cette édition anniversaire, l’organisation a fait appel au studio MVRDV pour signer une scénographie immersive, mettant en lumière la soixantaine d’exposants répartis sur les 700 m2 d’espace disponible. Ces derniers y présenteront leurs matériaux ou innovations spécifiques, allant de l’émaillage sur lave à l’art de la verrerie en passant par la plumasserie ou encore l’ébénisterie pour ne citer qu’eux.
Au programme : exposants et conférences thématiques
En parallèle des exposants, le salon proposera une série de tables rondes, discussions, conférences et présentations qui inviteront différents professionnels du secteur - architectes, architectes d’intérieur, directeur d’entreprise ou designer - à venir échanger sur divers sujets concernant les matériaux, les invitant par la même occasion à réfléchir sur les innovations en découler, leurs propriétés intrinsèques, à leur provenance, leur processus de fabrication et leur durabilité. Le programme complet est à retrouver ici : https://www.rendezvousdelamatiere.com/fr/programme/conference-workshops/

Pour sa rentrée, Tarkett a cartographié l'ensemble de son offre grâce à sa collaboration avec le référentiel de couleur suédois, NCS.
Courant septembre, la marque de revêtements Tarkett présentait une collaboration novatrice avec le système de référencement des couleurs NCS, imaginé par le Scandinavian Colour Institute AB. Avec pour objectif de classifier ses produits sur la base de leurs couleurs, l'entreprise française propose une version de l'application NCS+ entièrement dédiée aux revêtements architecturaux. Un dispositif novateur à destination des designers et des professionnels de l'aménagement.

Ordonner l'offre pour la faire exister
« Lorsque j'ai commencé à accompagner Tarkett en 2021, il y avait plusieurs milliers de références en rayon et il était particulièrement difficile de s'y retrouver » raconte Marion Lamarque, ancienne responsable couleur de chez Décathlon, désormais experte couleur auprès de Tarkett. « Nous avons donc décidé de cartographier physiquement l'ensemble de l'offre en classant chaque échantillon par couleur et par texture en janvier 2022. C'est en faisant cela que nous avons pris conscience de l'étendue de l'offre Tarkett et que nous avons réalisé qu'il était impossible pour les clients de se repérer dans un tel univers et notamment les collections plus anciennes. À ce moment-là, nous avons décidé de nous retourner vers le référencement NCS. »
Déjà utilisé au sein de l'entreprise depuis une quinzaine d'années, ce système qui regroupe 2 050 teintes, n'était jusqu'alors qu'assez primaire puisqu'il ne permettait que de faire des comparatifs approximatifs entre des modèles choisis. Une fonctionnalité relativement basique qui nécessitait de bons yeux plus qu'une véritable connaissance du référencement. Tarkett a donc souhaité améliorer le processus. Un projet qui coïncidait à peu de choses près avec le lancement trois mois plus tard de NCS+, une application novatrice initiée par la marque éponyme.

Des combinaisons précises et sûres
Imaginée comme une aide à destination des professionnels de l'intérieur et un faire-valoir pour la diversité stylistique de l'entreprise, NCS+ propose des combinaisons de revêtements selon des correspondances colorimétriques. Chaque échantillon est ainsi scanné en de multiples points pour obtenir un nuancier au plus proche du rendu visuel. Une stratégie permettant à l'application d'établir des liens entre des compositions complexes dotées de plusieurs teintes. Pourvu également d'un moodboard virtuel personnalisable, NCS+ offre aux utilisateurs la possibilité de combiner numériquement les modèles pour fiabiliser chaque choix. « Ce n'est pas toujours évident de choisir des revêtements de sol et de mur qui vont ensemble car les couleurs évoluent parfois légèrement en fonction de leur disposition vis-à-vis de la lumière. NCS+ permet donc de naviguer facilement sans avoir de connaissances sur la couleur » détaille Marion Lamarque qui avait, préalablement à cette application, créée deux guides : l'un dédié aux espaces de soins et le second aux espaces propres et à l'éducation. Une approche moins esthétique, mais plus technique de la couleur qui devait ainsi répondre aux besoins émotionnels et fonctionnels des patients, des soignants, des visiteurs et des élèves. Autant de catégories auxquelles s'adresse notamment la collection Excellence sortie en avril, et visible sur NCS+ au côté de plus de 70 autres gammes Tarkett.


La 17e édition du salon ARCHITECT@WORK se tiendra les 23 et 24 octobre prochains, au sein de la Grande Halle de la Villette à Paris. Décryptage du programme et des temps forts attendus.
Le salon professionnel ARCHITECT@WORK, destiné aux architectes et aux prescripteurs, fait son retour pour une nouvelle édition parisienne les 23 et 24 octobre avec un thème fort : "imPACT CLIMAT », choisit en réponse à l'urgence climatique et aux défis environnementaux actuels. Une édition qui mise sur le vert et qui invite les architectes et professionnels du bâtiment à réfléchir sur l’impact que peuvent avoir les choix architecturaux sur le climat, tout en mettant en lumière des solutions innovantes et des matériaux écoresponsables, à travers les différentes expositions et interventions proposées durant les deux journées.
« Climatera », l’exposition dédiée aux matériaux
Présentée par le Centre de Ressources Innovatèque, l’exposition « Climatera » présente un ensemble de projets et de solutions matériaux, procédés et systèmes montrant que les choix en matière d'aménagement peuvent ouvrir la voie à des pratiques plus durables dont l’objectif final est d’aider à la préservation de la planète et ses habitants.

Trois expositions photographiques
En plus de « Climatera », le salon proposera trois expositions photographiques et techniques sur différentes thématiques. La première, « Regard sur 10 ans d’architecture par Gilles Alonso » proposera une rétrospective du travail de Gilles Alonso, spécialisé dans la photographie muséale et d’architecture. La seconde « Regards sur la maison contemporaine », offrira une sélection photographique d’habitations provenants de toute la France à partir d’une problématique : En ville ou en campagne, comment construire en parfaite intégration avec l’environnement, avec quels matériaux et quelles considérations énergétiques ? Ces réalisations agissent ainsi comme témoins de propositions et d'engagement des professionnels sur ces questions. Des images qui sont par ailleurs toutes issues de projets déposés pour les Journées à Vivre 2024 organisées par le magazine Architectures À Vivre. Enfin, la dernière exposition intitulée « Notre Dame de Paris - l’art de la charpente », offre une nouvelle mise en valeur de ce symbole qu’on ne nomme plus. Réalisée par les Compagnons charpentiers du Devoir et des élèves architectes du patrimoine, l’exposition a pour vocation de montrer les savoir-faire mis en œuvre par les anciens bâtisseurs pour arriver à un tel résultat architectural.
Une installation : ART de Conrad Willems
Comme depuis plusieurs années, le salon souhaite faire un lien entre art et architecture en invitant un artiste à exposer l’une de ses œuvre. Après Léo Caillard l’an dernier, c’est cette fois-ci le sculpteur belge Conrad Willems qui est mis à l’honneur. Ce dernier propose un travail tout en géométrie, répétition et modularité, traduit par un langage visuel très reconnaissable, qui ne manquera pas d’attirer l’attention des visiteurs sur place.
Une série de conférences menées par des professionnels du secteur
En plus des exposants, le salon est aussi un lieu de rencontres et d’échanges, capitalisés au sein d’un programme de conférences animées par des professionnels. Parmi les participants cette année, on peut citer Pascal Prunet (Agence Notre-Dame), Olivier Camus et Lydéric Veauvy (TANK), Bérengère Tabutin (BBonus), Camille Hermand (Camille Hermand Architectures), Anne-Cécile Comar et Philippe Croisier (Atelier du Pont), Mariani Efron (Architecturestudio), Justine Rouger (Innovathèque) et Amelia Tavella qui interviendra dans le cadre de la Carte Blanche Archinov.

Salon ARCHITECT@WORK, Grande Halle de la Villette, 75019 Paris. Mercredi 23 octobre 2024, de 10h à 20h et Jeudi 24 octobre, de 10h à 19h. Plus d'informations ici : www.architectatwork.fr

Depuis le 20 septembre, deux nouvelles expositions ont pris place au sein de la Cité du design. D’abord « simé grenn », troisième exposition du cycle Présent >< Futur consacrée cette fois au duo dach&zephir. La seconde, « LE DESIGN EN VOYAGE, Ceramic & Food Route » présente le fruit du travail du programme International Design Expeditions (IDE), sous le commissariat de Mathilde Bretillot, Pierangelo Caramia et Miska Miller-Lovegrove.
À quelques mois de l’inauguration de la Cité du design 2025, tous les regards sont tournés vers la cité stéphanoise qui pour sa rentrée 2024, présentait deux nouvelles expositions. « À travers ces manifestations, on veut retrouver une vision basique de ce qu’est le design. On parle beaucoup d’innovation, mais ce n’est pas uniquement par le biais de la technologique, c’est aussi par la recherche de formes et de matières » expliquait notamment le directeur de la cité du design, Eric Jourdan.
« simé grenn », une exposition sur le design créole
Après Laureline Galliot et Guillaume Bolet, le cycle Présent >< Futur lancé en septembre 2023 présente jusqu’au 5 janvier 2023 l’exposition « simé grenn » centrée sur le duo dach&zéphir composé de Florian Dach et Dimitri Zephir. Cette dernière donne à voir les réflexions et questionnements qui animent le duo depuis leur recherche Élòj kréyòl initiée en 2015 autour des histoires des Antilles. « Quand nous avons débuté nos recherches il y a bientôt 10 ans, le design créole n’était pas du tout évoqué. Nous avons donc voulu montrer ce qu’il était et prouver sa force, bien que situé à 8000 km de l’Hexagone » explique le duo. Au sein de leur processus de création, ils acceptent les idées de l’Autre, et les projets qu’ils mènent donnent forme aux paroles et histoires des communautés créoles. La scénographie de l’exposition reprend ainsi l’imaginaire d’une maison créole et alterne des points de vue intérieurs et extérieurs, où les différents objets, pièces de mobilier, textes, images-collages et vidéos exposées donnent à voir des manières d’être et de vivre inspirées des Antilles. « On avait envie de défendre le design, ses histoires et ses pratiques parfois oubliées » confient-ils.


Au sein de l’exposition, ils présentent 68 objets, dont 10 inédits. Parmi eux, le premier prototype des vases de la collection Péyi, produite dans le cadre de la commande publique du Centre national des arts plastiques (Cnap) intitulé « Créer un vase », sera présenté en avant-première. dach&zéphir présente également un objet issu d’un partenariat créatif de trois à six mois invité avec une entreprise de la région. Pour « simé grenn », le duo s’est rapproché de l’entreprise stéphanoise Neyret, spécialisée dans la fabrication de rubans et d’accessoires textiles qui a été sélectionnée. Ensemble, ils ont mené un travail de recherche autour de tableaux tissés, textiles-images et objets-textiles qui conjuguent le savoir-faire de l’entreprise avec l’approche plastique et historique du duo.

« LE DESIGN EN VOYAGE, Ceramic & Food Route », l'exposition qui allie voyage et création
Jusqu’au 16 mars 2025, la plateforme « International Design Expeditions (IDE) » fait un arrêt de quelques mois à Saint-Etienne pour y présenter le fruit de ses recherches et expéditions menées aux quatre coins du monde depuis 2019. Une exposition rétrospective, qui présente l’histoire de différentes expéditions menées en Italie, en Pologne, au Cambodge, en Suède et en France. 150 objets en céramique nés de ces rencontres entre designers internationaux, cultures culinaires et artisanats locaux y sont présentés. « L’idée de ce programme, c’est de partir à la rencontre de lieux par le biais de la nourriture qui est un tremplin culturel qui permet de comprendre un territoire. On a parié sur la capacité des designers à être perméable à l’environnement autour d’eux pour laisser place à l’intuition » raconte Mathilde Bretillot. Un processus qui a donné naissance au terme de « Geo Design », défendu par Pierangelo Caramia. « L’idée est de représenter le monde dans lequel on vit et le territoire dans lequel on se trouve. Le design doit pouvoir devenir du Geo Design, en passant par l’écoute de l’autre, en détectant un lieu précis pour se rencontrer. »

Un programme de recherche et de création qui implique pour chaque voyage la participation de plusieurs artistes et designers, qui partent entre 3 et 6 semaines. On peut citer parmi eux Marta Bakowski, Goliath Dyevre ou encore Emmanuelle Roule. Pour chaque voyage, les designers invités sont accompagnés de Mathilde Bretillot, Pierangelo Caramia, mais également du designer culinaire Marc Bretillot. De ces voyages et rencontres sont nés des objets avec une symbolique et une histoire forte, dont certains sont ensuite édités et mis en vente à travers IDE Everyday d’une part, pour un développement à plus grande échelle et IDE Haute collaboration, destination à l’édition de pièces numérotées, en série limitée.

Une exposition riche de sens, étalée sur 600m2 et répartis en 5 pavillons - Italie, Cambodge, Pologne, France, Suède - présentés autour de la « Grande Table » qui expose les différents objets crées lors de ces expéditions. De quoi donner envie de passer à table, littéralement.

Fondé par Daniera ter Haar et Christoph Brach, le studio Raw Color mène un travail sur la matérialisation de la couleur qui joue un rôle clé dans les projets. En février, ils présentaient, leur dernière collection de textiles, d’accessoires et de meubles d’appoint pour Ikea, tout en couleurs vives, qui donnait envie de les introduire dans tous les habitats.
En cette année 2024, le studio hollandais Raw Color, mené par Daniera ter Haar et Christoph Brach, est l’heureux élu du nouveau catalogue et il a pu synthétiser, dans une collection en métal, en verre et en textile, ses recherches en matière de couleurs.
Les origines
Ils se sont rencontrés à Eindhoven, la ville de tous les possibles. Au sein de la Design Academy Eindhoven, ils se sont trouvé un point commun : la couleur, qu’ils aiment brute, ou « raw », d’où leur nom : Raw Color. Dans leur studio, un espace de 70 m2 installé dans une ancienne usine Klokgebouw, ils stockent sur des étagères en métal des échantillons, des objets, des matériaux qui font toute leur inspiration, et leur site reflète leur parcours exceptionnel, entamé dès 2008, en tant que graphistes pour des musées, à réaliser leur communication externe, voire interne, comme pour le Light Art Museum d’Eindhoven. Pour le département recherche Sondes de Philips Design, ils ont conçu le livre du projet Selth Health : schémas, modèles, images se retrouvent dans une mise en pages de type encyclopédique.

Catalogue, site web et univers
En 2010, pour De Fabriek, un espace artistique à Eindhoven qui existe depuis trente ans, ils ont renouvelé le site web. Avec eux, les logos sont flexibles et changeants, les formes différentes et indépendantes. Des tampons s’ajoutent sur la papeterie pour rendre l’identité plus brute et ludique. À l’ouverture du restaurant Sketch de Londres par Martin Creed, Raw Color applique sur les murs des natures mortes graphiques rappelant le nouveau menu du restaurant. Remarqués par la marque espagnole Santa & Cole, ils sont chargés de développer des combinaisons inédites de couleurs pour le ruban tissé qui habille les abat-jours de la série Tripode.

Rencontres avec des marques locales
Pour l’éditeur de mobilier néerlandais Arco, ils ont travaillé les coloris anniversaire de la table Balance, qui fêtait ses 25 ans (conçue par le designer belge Arnold Merckx). Pour AOO (Altrescoses Otrascosas Otherthings), nouveau magasin et nouvelle marque à Barcelone lancés par Marc Morro et Oriol Villar, le graphisme reprend le caractère trilingue de la marque. Fascinés par l’idée de façonner un textile par l’utilisation seule de la lumière, ils ont développé Exposures, un tissu photosensible basé sur la technique du blueprint, une machine à dégradés spécialement conçue qui expose le textile en lignes horizontales à la lumière du jour, donnant lieu à différentes nuances de bleu : plus l’exposition est longue, plus le tissu devient foncé. Avec Nanimarquina, Raw Color dote les tapis Blend de lignes visuelles à partir de cinq fils différents en laine 100 % afghane filée à la main et d’un kilim fin tissé à la main dans les ateliers artisanaux du Pakistan. Pour l’éditeur de parfums espagnol Puig, qui édite pour Prada, Dries Van Noten ou Jean Paul Gaultier, ils ont travaillé sur seize concepts afin d’offrir une approche différente du papier buvard parfumé.

Des solutions intelligentes et économes
À la suite de la pandémie de Covid-19, pour éviter la propagation du coronavirus, il était conseillé d’éternuer et de tousser dans son coude. Raw Color a conçu la chaussette de coude, l’Elbow Sock, pour épargner les vêtements. Et afin de recycler les chaussettes orphelines. En 2023, ils ont remporté le Limburg Design Award pour leur vision aiguisée de la couleur. Un prix décerné tous les deux ans et dernièrement attribué à Jurgen Bey, Atelier van Lieshout, Sabine Marcelis ou Formafantasma. En mai 2023, à La Haye, au Museumkwartier, ils réalisaient une installation de six structures gonflables interagissant entre elles dan un conteneur en verre. Compressed Cylinders faisait office d’oeuvre d’art abstraite, en mouvement et en couleur.

Parade de couleurs
La matérialité et la couleur peuvent être considérées comme le fondement de leur cadre de vie, leur combinaison créant un sentiment d’intimité et de tactilité. À chaque fois, la couleur est liée à la spécificité des matériaux, et chez Ikea primaient le métal, le verre et le textile. L’intuition joue un rôle important dans leur travail. Ils la combinent avec des systèmes logiques qui leur permettent de traduire cette intuition en résultat concret. La collection Tesammans rend abordable au plus grand nombre leur recherche matière-couleur. Le caisson de rangement sur roulettes en acier peint mêle le rose, le rouge et le kaki. La table d’appoint en acier peint rouge offre également un volume de rangement. La lampe met de la couleur dans l’espace. L’horloge, trois cylindres en acier laqué bleu, rose, vert ou gris, indique l’heure juste. Les vases ou les pots de fleurs en grès émaillé, bleu, vert, gris, jaune ou ocre, attendent leur bouquet. Les housses de coussin en coton multicolore apportent de la joie dans l’espace canapé. Sans oublier suspension, carafe, verre, mobile, photophore, plateau, plaid et tapis qui réveilleraient le plus daltonien. La couleur assurée et assumée pour tous !

Cupra dévoilait récemment ses nouvelles versions des modèles Leon et Formentor. L’occasion pour la marque barcelonaise de renforcer son positionnement sur la scène design et lifestyle, à travers différentes collaborations significatives.
« Devenir un modèle iconique est un challenge » déclarait Daniel Martinez, responsable de la communication produits et des événements, lors d’une présentation Cupra au showroom Marset, localisé dans les terres catalanes. Devenue indépendante de Seat il y a 6 ans, la marque Cupra, portée par l’emblématique Leon, avait complété sa gamme en 2020 en présentant la Formentor, son tout premier modèle 100 % Cupra, devenu best-seller de la marque depuis.

Deux versions qui dépassent toutes les limites
Avec un ADN marqué que Cupra a à cœur de faire ressortir à travers ces voitures, ces deux nouveaux modèles sont un concentré de design brut, tant à l’extérieur qu’au sein de l’habitacle. Le capot avant d’abord, qui prend la forme « Shark nose » (nez de requin ndlr) accompagné du système d'air intake aident à booster les performances globales des modèles. En termes de design pur, on retrouve pour les deux modèles la signature en triangle, forme retrouvée partout et qui constitue un élément iconique de la marque, se trouve sur les phares avant, mais également sur les deux feux arrières avec l’inscription du nom du modèle.

On notera par ailleurs la présence du logo au centre, qui devient rouge lorsque la voiture s’allume, comme pour symboliser le cœur. À l’intérieur, les modèles sont équipés d’un nouveau centre de contrôle, avec notamment 20 speakers Sennheiser pour une expérience de son unique. « Nos voitures sont pensées pour les personnes qui veulent des émotions » indiquait Leyre Olavarria, responsable de l’expérience cockpit. À noter également que les deux nouveaux modèles Formentor et Leon sont proposés dans une version hybride rechargeable (eHybrid), qui développent jusqu’à 272 ch (200 kW) et capables de parcourir plus de 100 km en mode tout électrique.

Une offre de personnalisation en 3 étapes
En plus de ces nouveautés technologiques et esthétiques, la marque s’est penchée sur une nouvelle offre de commercialisation de ses modèles, comprenant 3 étapes. La première se focalise sur le choix de la performance du modèle. La seconde se concentre sur la personnalité du client en proposant notamment des packs d’équipements et d’options. Enfin, la dernière étape se concentre sur la personnalisation du modèle lui-même, avec diverses possibilités en termes de couleur, de détails sur les roues, ou encore au sein de l’intérieur de la voiture…

L'envie de développer la marque autrement
Plus qu’une enseigne de voiture, Cupra souhaite développer tout un écosystème, qui comprendrait un ensemble de lieux, de produits et d’événements gravitant autour de la marque. Début trois ans, elle s’est associée au Festival de musique Primaverasound, avec un stand dédié offrant la possibilité de présenter les nouveautés et d’attirer un nouveau public, au cœur de la ville où la marque est née. Autre association intéressante pour la marque, la création de plusieurs modèles de luminaires en collaboration avec la marque espagnole Marset, créée en 1976. « Il y a 6 ans, les fondateurs sont venus nous rencontrer, car ils étaient intéressés de collaborer avec des entreprises barcelonaises avec une vision design et lifestyle » raconte Javier Marset, CEO de la marque.

Ensemble, ils ont développé une lampe en collaboration avec les deux équipes de design interne. En juin dernier, ils dévoilaient une nouvelle version de leur modèle iconique. « On a voulu créer une lampe que l’on peut emporter partout, que ce soit dans la voiture ou en dehors » racontait Francesca Sangalli, directrice concept et stratégie chez Cupra. Un travail fortement axé sur le design et particulièrement la couleur qui fait partie intégrante de l’ADN de la marque. « La couleur est une question de matérialité et d’attribut, elle permet de donner du caractère » ajoutait Francesca. Un positionnement design fort, qui va dans le sens de la marque de développer des modèles pour les amateurs de voiture, mais pas seulement. En effet, Cupra s’est lancé dans le développement de bijoux, accessoires et également une gamme de vêtements, montrant que les possibilités sont multiples et que ce n’est pas l’inspiration qui manque. En parallèle, la marque a annoncé la création de Cupra Design, un studio de design indépendant, qui risque de révéler son lot de surprises dans les mois qui viennent !