RIMOWA x Lehni : vers une nouvelle contrée
Découvrir
GUBI inaugure une GUBI House à Paris
Découvrir
À la Carpenters Workshop Gallery, la sobriété en dialogue avec l’exubérance
Découvrir
Pour Maria Porro, le Salone del Mobile 2026 entre « infrastructure économique et culturelle »
Découvrir
5VIE Design Week : une édition sous le signe de l’émotion
Découvrir

Actualités

Temps de lecture
17/4/2026
RIMOWA x Lehni : vers une nouvelle contrée

À l’occasion de la Milan Design Week 2026, RIMOWA et Lehni dévoilent une collaboration inédite où l’objet de voyage trouve sa place dans l’espace domestique. Entre rigueur industrielle et élégance minimaliste, deux pièces en édition limitée redéfinissent le rangement comme un geste de design.

Présentée à Milan du 21 au 24 avril, la collaboration RIMOWA Lehni marque la rencontre de deux maisons centenaires réunies par une même culture du matériau. D’un côté, RIMOWA, dont les valises en aluminium accompagnent le mouvement depuis des décennies ; de l’autre, Lehni, référence suisse du mobilier moderniste et des systèmes modulaires. Ensemble, ils imaginent un banc et un tiroir conçus pour accueillir les valises cabine, deux solutions pensées pour la maison. Réalisées en aluminium anodisé noir ou argent, ces pièces, fabriquées à la main à Zurich, jouent sur un équilibre précis entre usage et mise en scène. Le banc peut recevoir jusqu’à deux valises, exposées simplement côte à côte dans une structure ouverte. Le tiroir, lui, propose un rangement plus compact, avec une composition empilée et un compartiment fermé pour les objets du quotidien. Dans les deux cas, chaque détail compte. Les étagères sont habillées d’un feutre mat anti-rayures développé sur mesure, discret mais essentiel, qui protège les surfaces tout en renforçant l’impression de douceur.

©Lehni x Rimowa

Deux héritages industriels au service d’un même matériau

Cette collaboration s’inscrit dans la continuité des trajectoires des deux maisons. Fondée en 1898, RIMOWA s’est imposée comme un acteur majeur du bagage premium en intégrant dès les années 1920 l’aluminium inspiré de l’aviation. Un matériau devenu depuis une signature. L’entreprise, aujourd’hui intégrée au groupe LVMH, continue de faire évoluer ses produits entre innovation technique et durabilité, comme en témoigne l’introduction du polycarbonate au début des années 2000 ou, plus récemment, sa garantie à vie. De son côté, Lehni, fondée en 1922 à Zurich, s’est construite autour d’un savoir-faire précis du travail du métal, nourri par des collaborations avec des figures du modernisme et par le développement de systèmes modulaires devenus emblématiques. En adaptant ici son langage formel aux valises RIMOWA, la marque suisse prolonge cette tradition tout en l’appliquant à un nouvel usage. Le projet RIMOWA Lehni apparaît ainsi comme un point de convergence entre deux histoires industrielles, où la précision technique et la durabilité restent des lignes directrices communes.

Temps de lecture
17/4/2026
GUBI inaugure une GUBI House à Paris

Après deux premières ouvertures à Copenhague et Londres, GUBI vient d’inaugurer sa GUBI House parisienne, dans un appartement typique de la capitale. Un espace pensé comme un véritable lieu de vie, au sein duquel les produits s’inscrivent parfaitement dans leur environnement et offrent une expérience qui va au-delà d’un simple showroom.

C’est en plein coeur du 8e arrondissement, à quelques pas du Parc Monceau, dans un appartement de plus de 300m2, que la troisième Gubi House a choisit de prendre place avec  l’objectif principal de renforcer sa présence en Europe. Un espace unique, à l’image de la ville et de son héritage culturel, dont Marie-Kristine Schmidt, CEO de la marque, a accepté de nous partager la vision plus en détails.

Pourriez-vous nous en dire plus sur l’ADN des GUBI Houses ?

Les GUBI House sont nées d’un désir de dépasser la simple présentation pour aller vers l’expérience. Plutôt que de montrer des objets de manière isolée, nous créons des environnements où le design se comprend en relation avec la vie. Chaque House est façonnée par son contexte, mais toutes partagent la même intention : refléter la manière dont la collection s’inscrit dans le quotidien. Il s’agit surtout d’un dialogue entre les pièces, les époques et les personnes. Dans ce sens, la “House” est moins un format qu’un état d’esprit. Elle nous permet de présenter le design comme quelque chose avec lequel on vit, et non simplement quelque chose que l’on regarde.

GUBI House Paris © GUBI

Il s’agit de la première ouverture en France. Pourquoi était-il important pour la marque de s’implanter à Paris ?

Paris occupe une place unique dans le paysage mondial du design. Ce n’est pas seulement une ville influente, c’est aussi un lieu profondément interconnecté. Architecture, mode, art et design d’intérieur se nourrissent constamment les uns des autres pour créer un rythme culturel historique et contemporain. S’installer durablement à Paris nous permet de participer plus directement à ce dialogue entre passé et présent.

GUBI House Paris © GUBI

Qu’est-ce qui rend la GUBI House parisienne unique ?

Ce qui distingue GUBI House Paris, c’est l’intimité du lieu. Il s’agit d’un véritable appartement, doté d’une identité forte avec moulures, cheminées et détails architecturaux. Nous n’avons pas imposé un concept à l’espace ; nous avons travaillé avec ce qui existait déjà et le résultat s’intègre naturellement dans le contexte de la ville. La collection n’est pas mise en scène, elle est inscrite dans un mode de vie très spécifique à Paris et la manière dont les pièces s’enchaînent offre une expérience plus émotionnelle et sensorielle, ce qui donne moins l’impression de visiter un showroom mais plutôt d’entrer dans un intérieur privé.

GUBI House Paris © GUBI

Quelles sont vos ambitions à long terme pour cet espace ?

Nous envisageons GUBI House Paris comme une plateforme évolutive plutôt qu’un espace figé. Elle se transformera continuellement à travers de nouvelles installations, des lancements de produits et des collaborations, afin que chaque visite offre une perspective différente. En parallèle, nous souhaitons en faire un lieu d’échange dans lequel nous organiserons des dîners et des rencontres réunissant designers, architectes et créatifs de différentes disciplines. À terme, notre ambition est que la House devienne une composante du tissu culturel de la ville où l’on partage des idées, et pas seulement des objets.

GUBI House Paris © GUBI

Au-delà de cette ouverture importante, y a-t-il d’autres projets en développement, de nouveaux lancements, des projets spéciaux ou des collaborations à venir

GUBI est une marque en constante évolution, dans ses collections mais également dans la manière dont celles-ci sont présentées. Aux côtés de nouvelles créations et de rééditions d’archives, les collaborations restent essentielles pour élargir notre perspective. Un exemple récent est notre partenariat avec Bonacina 1889, avec qui nous avons réédité le fauteuil lounge P3 et la chaise longue P3S de Tito Agnoli. Cette collaboration associe plus d’un siècle de savoir-faire italien du rotin à la vision contemporaine de GUBI, reflétant notre attachement commun à l’intégrité des matériaux et à un design durable.

GUBI House Paris © GUBI

D’autres GUBI Houses sont-elles en préparation ?

Notre approche à travers ces GUBI Houses est de croître avec discernement. Chaque lieu repose sur la même idée, mais se façonne en fonction de son contexte. Ensemble, ces espaces constituent un réseau de lieux qui interprètent les collections à travers différents prismes culturels. À l’avenir, nous continuerons d’explorer de nouvelles implantations là où l’alignement est fort, avec la même intention : créer des espaces authentiques, singuliers et profondément ancrés dans leur environnement.

GUBI House Paris © GUBI
Temps de lecture
16/4/2026
Pour Maria Porro, le Salone del Mobile 2026 entre « infrastructure économique et culturelle »

Pour sa 64e édition, le Salone del Mobile.Milano franchit un cap décisif. Entre infrastructure de marché, plateforme culturelle et laboratoire d’expériences, l’événement redéfinit son rôle à l’échelle internationale. Une mutation que nous décrypte Maria Porro, sa présidente.

Du 21 au 26 avril 2026, le Salone del Mobile déploiera sur la capitale lombarde son lot de créations au cours d’une édition réunissant plus de 1 900 exposants dans les vastes allées du plus grand centre d’expositions d’Europe. Mais outre l'immensité de cette grand-messe, la 64e édition se distingue surtout par l’ouverture de nouveaux paradigmes. Dans un contexte géopolitique et économique changeant, l’événement revoit son positionnement d’événement global. Avec le lancement de Salone Contract pensé avec OMA, l’ouverture de Salone Raritas dédié au design de collection, ou encore l’expérience immersive Aurea, le Salone élargit son champ d’action et renforce son approche transdisciplinaire. À la croisée des enjeux économiques, culturels et expérientiels, le Salone s’impose comme un point de convergence entre industrie, création et nouveaux marchés. Une vision stratégique défendue par sa présidente, Maria Porro.

Pour commencer, pourriez-vous nous expliquer le nouveau positionnement du Salone ?

Le Salone a été fondé il y a plus de soixante ans. Comparé au marché de l’époque, nous vivons aujourd’hui dans un contexte totalement différent, marqué par le choc du COVID et l’accélération des transformations alors déjà en cours. Parmi les grands changements, il y a le retail dans le mobilier. Autrefois, peu d’entreprises disposaient de showrooms monomarques alors qu’il s’agit aujourd’hui d’une tendance de plus en plus répandue. Plus généralement, la marque et sa communication deviennent centrales. En parallèle, le secteur du contract prend une importance croissante dans le développement des entreprises. Des zones géographiques qui n’étaient pas habituées aux projets résidentiels contract s’y mettent désormais. C’est un univers très important en termes de chiffre d’affaires et un domaine fortement international. Le Salone se transforme afin de rester une plateforme stable et fiable. Il devient de plus en plus une infrastructure économique mais aussi culturelle, et ces deux dimensions sont étroitement liées.

FTK Salone del Mobile.Milano 2024 ©Diego Ravier

Et du côté du design, comment évolue-t-il ? On observe une évolution importante entre le design industriel et le design de collection, notamment avec le Salone Raritas.

Oui, on constate une demande croissante pour des intérieurs sur mesure. À l’extrémité de cette demande se situe le collectible, avec une attention accrue aux techniques artisanales et à la redécouverte de savoir-faire anciens. Cela s’accompagne d’un intérêt pour la production dans des lieux éloignés des centres industriels. Et j’ajoute qu’on observe aussi un engouement global pour des pièces iconiques ou vintage. C’est la raison pour laquelle nous ouvrons le Salone Raritas. Et ce secteur n'est pas en marge du Salone mais il accompagne véritablement la production industrielle. Si l’on prend l’exemple d’un grand hôtel, la production industrielle répond à tous les besoins pratiques comme les chambres, les espaces communs… mais il existe toujours un ensemble de pièces spécifiques, conçues spécialement pour le lieu. Dans le contract, la forte collaboration entre production industrielle et production unique n’est pas nouvelle. Ce dialogue a toujours existé, comme chez Andrea Branzi ou William Morris, avec ce besoin de combiner industrie et artisanat.

NILUFAR Edward J Wormley © FILIPPO PINCOLINI, Soffio Lamp Salviati x Draga & Aurel, Panel two flower Parasite 2.0 x Bianco67

Parallèlement vous proposez aussi Aurea, une expérience immersive autour du luxe réalisée par Oscar Lucien Ono. Peut-on dire qu’avec le contract, le B2C et l’hospitality, le Salone devient une plateforme globale ?

Nous avons près de deux mille exposants, très divers en termes d’esthétique, de prix, de techniques et de matériaux. Mais notre public s’intéresse aussi à des expériences plus larges. Les entreprises construisent de fait des architectures et des environnements. Ce n’est pas une foire centrée sur le produit, mais sur le projet. Avec Aurea, comme avec Pierre-Yves Rochon l’an dernier, nous créons des expériences immersives où l’architecte mobilise l’ensemble des offres du Salone. Il y a une cohérence dans notre démarche, mais cela passe aussi par des prises de parole et du dialogue entre les différents acteurs. Les visiteurs peuvent découvrir des entreprises, vivre des expériences immersives, participer à des moments d’échange ou écouter un grand maître de l'architecture comme Rem Koolhaas. C’est une expérience complète pour les professionnels. Nous n’oublions pas non plus les étudiants avec le Satellite, essentiels car ils représentent les acteurs de demain.

Aurea an Architectural Fiction for the Salone del Mobile 2026. Project Maison Numéro 20 ©Maison Numéro 20

Justement, vous accueillez environ 700 jeunes designers de moins de 35 ans. Pensez-vous pouvoir encore révéler les prochains Patrick Jouin ou les frères Bouroullec, comme l’a fait le Satellite de Marva Griffin il y a des années ?

Oui, c’est très important. Il y a aussi le fait que ces jeunes designers sont en contact direct avec l’industrie, et cela est fondamental. C’est pourquoi, cette année, nous organiserons une journée où plusieurs entrepreneurs visiteront le Satellite, rencontreront les étudiants et les jeunes créatifs, et partageront leur expérience. Nous voulons encourager ces échanges en face-à-face. J’ai moi-même été jeune designer et envoyer des projets par email ne donne souvent aucune réponse. En revanche, présenter un prototype en personne crée un dialogue différent et capte l’attention des entrepreneurs. C’est essentiel pour nous.

Aujourd’hui, la diversification du Salone est-elle également une manière de se réinventer face à d’autres foires comme Collectible à Bruxelles ou 3daysofdesign à Copenhague ?

Ce n’est pas une stratégie de concurrence. Les entreprises combinent déjà production industrielle, retail, contract et parfois pièces expérimentales. Cette diversité correspond à une évolution naturelle du marché. Les foires de design de collection s’adressent surtout aux collectionneurs, tandis que le Salone offre aux galeries un public différent comme des développeurs, des chaînes hôtelières, des distributeurs... Nous agissons comme un accélérateur. De même, les événements dédiés au contract sont souvent très techniques. Notre objectif est de proposer un événement centré sur le projet et les relations, avec une réflexion sur la manière d’habiter. Dans le monde actuel, il n’y a pas de place pour deux événements identiques. Nous cherchons donc à proposer une approche différente, sans chevauchement avec ce qui existe déjà.

©Salone del Mobile
Temps de lecture
15/4/2026
À la Carpenters Workshop Gallery, la sobriété en dialogue avec l’exubérance

La Carpenters Workshop Gallery expose jusqu’au 1er août une sélection de designers contemporains. Parmi eux, l'artiste Ingrid Donat dont les œuvres ont été mises en regard avec des pièces de Pierre Jeanneret, pour certaines repensées.

Il est souvent plus facile d’engager une discussion lorsque tout le monde parle la même langue. Et quand ce n’est pas le cas, reste à trouver un dialecte commun. Pour l'exposition Dialogues, la Carpenters Workshop Gallery située au 54 Rue de la Verrerie, dans le quatrième arrondissement de Paris, a choisi de réunir un corpus d'œuvres hétéroclites, mais toutes (ou presque) très contemporaines. Une articulation autour de laquelle se retrouvent une douzaine de designers et d’artistes dont les frères Campana, Nacho Carbonell, Rick Owens Furniture ou encore Wendell Castle. Des personnalités différentes dont les univers parviennent néanmoins à communiquer grâce à une scénographie valorisant les correspondances, notamment chromatiques, au gré des trois niveaux de la galerie. De quoi laisser entrevoir, à défaut de techniques communes, l'omniprésence de savoir-faire particuliers.

©Benjamin Baccarani

Une discussion hors du temps

Au rez-de-chaussée de l’exposition, c’est une autre forme de dialogue que la galerie a souhaité instaurer. Plus abouti que les autres, celui-ci ne conjugue plus les esthétiques, mais les fusionne, et ce, par-delà les époques. Ainsi, Ingrid Donat, spécialiste du bronze, ouvre un dialogue avec les pièces de Pierre Jeanneret. Parmi elles, deux Committee chairs et un Lounge Set ont pour l’occasion été retapissés par l’artiste contemporaine. Outre la nouvelle expression stylistique donnée par la toile de jute, elle propose une lecture plus contemporaine de l’objet tout en conservant, de par le choix de ce textile connoté industriel, l’âme de ce mobilier dessiné au milieu du siècle dernier. À cela s’ajoute également un bureau revetu en cuir et décoré des motifs signatures de l’artiste. Un langage pictural et ornemental que l’on retrouve sur de grandes compositions tapissant les murs de la galerie. Une manière de démontrer que l’art contemporain peut encore faire évoluer ces icônes modernistes déjà bien assises.

Temps de lecture
14/4/2026
5VIE Design Week : une édition sous le signe de l’émotion

Du 20 au 26 avril, à l’occasion de la Design Week de Milan, le quartier 5VIE reprend vie pour une 13e édition avec comme thème « QoT, Qualia of Things », qui replace l’humain et les émotions au centre de tout. Explications avec Ernesta Del Cogliano, cofondatrice de l’événement.

Comment est né le projet 5VIE ?

Le projet est né il y a 13 ans. À l’origine, il y avait cette envie de requalifier le centre historique de Milan, qui était quelque peu délaissé pendant la Design Week, comme c’est souvent le cas dans de nombreux centres historiques. Nous avons interrogé tous les secteurs de la création : la mode, l’art, la gastronomie… mais l’art et le design ont très vite pris le dessus. Et le nom 5VIE est assez anecdotique : il provient tout simplement d’une plaque située au croisement de plusieurs rues. Ce n’était pas référencé par Google au départ ; la popularité du quartier est venue ensuite, grâce à notre travail au fur et à mesure des années.

Le thème choisi pour cette édition est « QoT, Qualia of Things ». Que signifie-t-il ?

Qualia, en italien, fait référence à chaque expérience personnelle que nous vivons, percevons et ressentons face à quelque chose. C’est très subjectif et profondément individuel. Il nous semblait important de remettre l’individu et l’être humain au centre, davantage que l’intelligence artificielle, dont on parle beaucoup en ce moment. Nous avons voulu nous concentrer avant tout sur les sensations et les émotions. Avec l’autre cofondateur, Emmanuel Tessarolo, nous avons assisté à de nombreuses conférences et lu beaucoup d’ouvrages sur le sujet.

Diriez-vous qu’il existe une forme d’opposition entre l’humain, les émotions, et le numérique ou l’IA ?

Ce n’est pas vraiment une opposition, mais plutôt une mise en perspective. Nous pensons que la perception, la pensée et la sensibilité humaines sont plus essentielles que l’Internet des objets et le numérique, d’une certaine manière. Nous souhaitons simplement remettre l’humain et les émotions au centre, tandis que la technologie doit rester un support, un outil, sans jamais remplacer l’humain. C’est une vision assez holistique.

Quelques mots sur les participants de cette 13e édition ?

Plus de 90 artistes et designers sont attendus tandis qu’en parallèle, nous exposerons les productions 5VIE qui rassemblent des pièces spécialement conçues pour l’événement. C’est important pour nous de montrer que 5VIE n’est pas seulement un lieu d’exposition ou un district, mais aussi un producteur engagé auprès des designers. Parmi eux Tadeas Podracky, Marco Guazzini, Danny Candotto, Elisabeth Lewis ou encore Noe Kuremoto. Et chaque année, plusieurs créateurs proches du projet nous rejoignent, comme Richard Yasmine, venu du Liban, à qui nous offrons un espace et un soutien pour exposer son travail. Nous présentons également un projet important avec le studio mo man tai, déjà présent l’an dernier à Cesare Correnti. Nous leur avons demandé de concevoir l’entrée des Cavallerizze qui est un long corridor au caractère brutaliste, en imaginant une installation spécifique au lieu.

Où se déroulera l’événement ?

Trois lieux principaux accueilleront la programmation : l’appartement du 14 Corso Magenta, qui présentera entre 20 et 25 designers ; les Cavallerizze, au Musée national des sciences et des technologies au 4 Via Olona, un espace de 1 600 m² qui accueillera une vingtaine d’installations et enfin le SIAM, au 18 Via Santa Marta, siège de 5VIE. Au-delà de ces lieux, l’ensemble du quartier 5VIE sera investi par des expositions.

Comment se déroule la sélection ?

De nombreux participants viennent directement à nous, car ils se reconnaissent dans notre identité et notre ADN. Pour les productions, je travaille sur le long terme : je découvre des designers tout au long de l’année, et je leur propose ensuite de participer. Parfois, ce sont eux qui viennent à moi. C’est avant tout une question de sensibilité. Nous avons également l’aide de curatrices comme c’est le cas avec Maria Cristina Didero et Anna Karnik, avec qui nous collaborons depuis longtemps, connaissent parfaitement notre vision et sont ainsi en mesure de proposer de nouveaux designers chaque année.

Quelles sont vos attentes pour cette édition ?

Je veux que les gens prennent du plaisir. Il y a actuellement beaucoup de tragédies dans le monde, et cette édition est là pour apaiser, faire du bien. Nous ne prétendons pas répondre à ces enjeux, mais juste offrir un moment de joie. L’objectif n’est pas de montrer des objets destinés à la vente, mais plutôt de proposer des visions, des suggestions, avec cette volonté principale de susciter de l’émotion. Le message que j’aimerais surtout faire passer est d’encourager chacun à penser de manière plus humaine et moins technologique, afin que les cœurs puissent se connecter.

Temps de lecture
10/4/2026
Formafantasma ou le design analytique

Unanimement acclamé par l’industrie et les musées, ce duo nous invite depuis ses débuts à poser au design les questions qui fâchent, tout en y apportant des réponses élaborées sans gâcher le plaisir des yeux.

On ne présente plus ce duo transalpin formé par Andrea Trimarchi et Simone Farresin, deux diplômés de la Design Academy d’Eindhoven qui, plus que jamais, ont su appliquer à leur travail l’approche expérimentale de la célèbre académie. Dès ses débuts, en 2009, le studio s’est en effet inscrit dans une démarche à part, poursuivant parallèlement la création de produits pour les éditeurs et la recherche avant-gardiste plus personnelle, l’une nourrissant l’autre et vice versa. D’où l’intérêt particulier que suscite leur travail partout dans le monde, entraînant les collaborations les plus variées, de l’édition de produit à la scénographie, en passant par le conseil pour des marques et les expositions. Tout le monde veut la caution Formafantasma, mélange parfait entre esprit analytique et désirabilité esthétique.

Collection SuperWire, Flos © Robert Rieger


Premières collaborations

Toujours l’oeil affûté, la galeriste Libby Sellers les déniche pour les mettre à l’honneur à Londres, exposant leur projet Moulding Tradition, où des céramiques siciliennes et notamment les traditionnelles têtes de Maures étaient remises en question dans leur rapport à l’identité locale. C’était en 2010. Depuis, Fendi a suivi, avec le cuir cette fois, ou encore la chicissime cristallerie viennoise J. & L. Lobmeyr, qui réalise leur projet Still pour l’art de la table, un système à charbon pour filtrer l’eau du robinet. Flos, Bitossi, Artek et bien d’autres emboîteront le pas, pendant que des projets plus expérimentaux pousseront le duo à creuser une approche réfléchie et novatrice qui mêle recherches approfondies, exploration de matériaux et engagement sur des questions environnementales et sociales. C’est tout un questionnement plus large sur la culture, la consommation et la durabilité qui s’engage avec Formafantasma, dans lequel le produit devient une forme de narration visuelle et analytique, sans oublier son ancrage dans les problématiques de son temps.

Exposition "La Casa Dentro", Fondazione ICA Milano, 2024 © Andrea Rossetti

L’importance des matériaux

Ainsi, en 2010, leur série Autarchy s’intéresse aux matériaux durables et à l’autosuffisance en matière de production. Dans ce projet, Formafantasma explorait l’utilisation de matériaux naturels locaux et renouvelables en se concentrant particulièrement sur la terre cuite et les processus artisanaux liés à cette matière. Plus tard, en 2017, à la NGV Triennial de Melbourne, puis en 2018 à la Triennale de Milan, ce sera au tour d’Ore Streams d’illustrer leur intérêt pour les matériaux issus du recyclage et de l’économie circulaire. En collaboration avec des experts en chimie, Formafantasma y étudiait les métaux extraits des déchets électroniques pour créer plusieurs objets, tout en soulevant des questions sur l’exploitation minière et les processus de fabrication de l’électronique. En réutilisant ces matériaux comme source de création, le duo continuait là son parcours, cherchant à sensibiliser le public aux impacts environnementaux des industries modernes. Mais le champ d’investigation du duo ne connaît pas de limites, comme le prouvait encore l’année dernière l’ensemble de meubles baptisé La Casa Dentro, produit par les galeristes romains de Giustini Stagetti et exposé à la Fondazione ICA de Milan. Ici, c’est tout le cliché de la domesticité genrée qui se retrouvait décortiqué et pris à contrepied, jouant le contraste entre l’esthétique tubulaire du modernisme et les fioritures sans équivoque d’une fleur peinte ou d’une broderie cousue main. L’occasion pour Formafantasma de mettre à mal la virilité sobre et rigoureuse vantée à l’époque par certains comme Adolf Loos, en opposition à l’ornement « criminel » des courants vus précédemment dans l’histoire des arts décoratifs. Un énième travers du design qui ne pouvait pas échapper à la loupe de Formafantasma. Quel sera le prochain ?

Exposition "La Casa Dentro", Fondazione ICA Milano, 2024 © Andrea Rossetti

Dernières actualités

En juin 2025, le duo avait passé un nouveau cap avec une première exposition américaine à New York à la galerie Friedman Benda. Intitulée Formation, cette dernière présentait un ensemble de 11 pièces en bois, où la planche est utilisée en tant que forme primaire pour se déployer à travers des produits allant du sofa à la chaise en passant par la table ou encore des lampes. Un projet remarqué, qui a de nouveau été mis à l’honneur en mars 2026 à l’occasion du salon TEFAF à Maastricht, pour un rendu tout en équilibre, à l’image du duo.

Collection Formation, Tefaf Maastricht, Courtesy of Friedman Benda and Formafantasma ©JeroenvandeGruiter
Temps de lecture
10/4/2026
Chez String Furniture, la gamme Museum s’agrandit

Avec le Piédestal et le Trolley, String Furniture diversifie sa collection Museum. Dessinées par les Suédois de TAF Studio, ces deux nouvelles typologies, destinées à la sphère domestique, poursuivent l’héritage minimaliste et mobile de la marque.

Initiée pour la rénovation du Musée national de Stockholm en 2018, la collection Museum s’enrichit aujourd’hui du bout de canapé fixe Piédestal et du Trolley. Si le premier prolonge la logique d’exposition domestique chère à String Furniture, le second se distingue par une typologie plus inattendue. Faisant suite au bougeoir et à la table d’appoint conçus quelques années auparavant, ce petit chariot s’inscrit dans la continuité d’une collaboration entre deux visions contemporaines du design suédois. Avec ses lignes pures et sa construction orthogonale, la gamme convoque des références industrielles. « Nous nous sommes beaucoup inspirés d’objets utilitaires et plus globalement du monde de l’industrie. C’est ce qui explique notre palette de couleurs ou encore les formes des modules rappelant les poutres en I », explique Mattias Ståhlbom, cofondateur du studio. Un dépouillement autant qu’« une approche pragmatique », traduite notamment par le traitement monochrome de la matière. Le meuble s’efface ainsi au profit des objets qu’il accueille, devenant un support presque muséal pour le quotidien.

Museum Trolley par TAF Studio ©String Furniture


Le mouvement comme geste de design

Forts de « cette bibliothèque de constructions et de formes mise en place progressivement avec la création des modules Museum », les designers ont imaginé « un petit meuble dynamique et étroit, dessiné pour s’adapter à de nouveaux emplacements où un chariot peut se glisser et être utile ». En dépit de ses étagères fixes, le Trolley fait du mouvement un principe central grâce à ses roulettes. Au-delà du contraste formel avec la construction rectiligne de l’objet, ce détail lui confère une véritable polyvalence d’usage. « Pour nous, la dimension utilitaire des objets et leur capacité à bien vieillir doivent susciter une forme d’attachement. » Une vision à long terme, fondée sur l’évolution et l’usage, qui rejoint pleinement l’ADN de String Furniture.

Museum Trolley par TAF Studio ©String Furniture


Deux créations dans la continuité

Fondée en 1949 par les architectes Nisse Strinning et Kajsa Strinning, String Furniture s’impose comme une figure majeure du design scandinave grâce à une approche rationnelle et évolutive du mobilier. En développant dès l’origine le String System, une structure légère et modulable restée presque inchangée depuis plus de 75 ans, la marque a su s’adapter aux mutations des modes de vie. Cette pérennité repose notamment sur la sobriété visuelle du système initial. Depuis, la gamme s’est enrichie en passant du format compact String Pocket aux évolutions contemporaines comme Pira G2, réinterprétée par Anya Sebton et Alexander Lervik. Fidèle à cette continuité, la marque s’ouvre aussi à des collaborations ciblées, prolongeant son esthétique et son identité fonctionnelle. Outre TAF Studio, les Suédois de Form Us With Love ont développé plusieurs extensions, dont la solution de rangement modulaire Center Center destinée aux espaces de travail grâce à ses cubes métalliques. Véritablement structurantes, ces collaborations sont pour l’entreprise nordique autant d’occasions de conjuguer un héritage moderniste et un certain renouvellement stylistique. De quoi maintenir un dialogue entre rigueur industrielle et usages contemporains pour String Furniture.

Ci-dessous : Museum Piédestal ©String Furniture

Temps de lecture
9/4/2026
eba dévoile les couleurs tendances pour la cuisine en 2026

La marque spécialisée dans l’aménagement et la personnalisation de cuisine haut de gamme eba s’adonne à créer des projets à l’image de ses clients tout en prenant en compte les inspirations actuelles, notamment en termes de couleurs.

Pour l’année 2026, la couleur en cuisine s’inscrit dans une recherche d’équilibre entre naturalité, douceur et expression personnelle. Les palettes évoluent vers des tonalités enveloppantes, inspirées de la matière et du paysage, tout en laissant place à des choix plus affirmés. Chez eba, ces nuances sont pensées comme des éléments structurants du projet, en dialogue avec les volumes, la lumière et les textures. Découvrez une sélection de couleurs représentatives de la marque, imaginées pour s’adapter au mieux à tous les types de cuisines.

Noyer Terre

Cette teinte chaleureuse, profondément ancrée dans l’univers du bois évoque la continuité de la matière, notamment par le travail du veinage, qui renforce la sensation d’unité et d’authenticité dans l’espace cuisine.

© Florian Wattier

Cloud Dancer

Sélectionnée comme couleur de l’année 2026, Cloud dancer s’inscrit dans une palette de gris délicats, subtils et lumineux. Chez eba, il s’apparente au Gris Brume, une nuance douce et enveloppante qui capte la lumière sans jamais durcir l’espace.

© Florian Wattier

Vert Sauge

La teinte Vert Sauge, plus expressive, trouve naturellement sa place dans des cuisines d’inspiration classique ou campagnarde en apportant une dimension végétale et apaisante, tout en affirmant une identité plus marquée.  

© Héctor Santos-Díez

Gris Vison

Un coloris neutre intemporel, élégant et discret qui constitue une base solide pour structurer la cuisine, tout en offrant la possibilités d’associer d’autres matériaux et couleurs.

© Elodie Gutbrod

Tons de bleu

Chez eba, le bleu se révèle dans toutes ses nuances, des teintes pastel aux bleus profonds. Il ouvre la voie à des cuisines plus personnelles, notamment grâce à la possibilité de réaliser des laques sur mesure. Cette approche permet d’explorer l’ensemble du nuancier RAL et offre une grande liberté de création pour harmoniser la cuisine avec un papier peint ou une pièce de mobilier.  

© Florian Wattier

Découvrez plus d’informations et inspirations via CE LIEN, et pour commencer un projet c'est juste ICI.

Temps de lecture
6/4/2026
Faro Barcelona : cap sur les nouveautés 2026

Guidée par l’envie de proposer des produits alliant design, durabilité et émotion, la marque espagnole Faro Barcelona présentait dans son showroom parisien ses nouveautés et tendances 2026, entre esthétique et innovation technique.

« Notre objectif est de proposer des luminaires porteurs de sens, qui procurent du bien-être et s’intègrent harmonieusement dans les espaces dans lesquels ils prennent place. Nous souhaitons créer de l’émotion par la lumière », expliquait Caroline Perez, directrice commerciale France, à l’occasion de la présentation des tendances 2026, au sein du showroom parisien de la marque, rue d’Uzès. Une présentation centrée sur l’innovation, le design et la durabilité, qui dévoilait les différentes nouveautés outdoor et indoor, mais également les innovations sur ses modèles de ventilateurs de plafond, autres produits phares de la marque.

Dôme, les luminaires aux allures 70's

Imaginée par Faro Lab, l’équipe de design interne de la marque, la collection Dôme se décline en une gamme complète composée de sept modèles, comprenant appliques, suspensions et lampes à poser, disponibles en plusieurs tailles. Un design sphérique diffusant une lumière aux teintes chaudes et chaleureuse pouvant s’adapter à tous types de projets résidentiels ou contract.

Lampe Dôme, design : Faro Lab © Faro Barcelona

Lumina, la collection à composer au gré des envies

Avec un aspect plus architectural, Lumina a été pensée par le designer catalan Carrasquet, fidèle collaborateur de la marque. Cette collection se compose de modules en verre strié, inspirés des colliers à maillons que l’on retrouve en bijouterie, pouvant être suspendus à l’horizontale ou à la verticale pour des compositions sans limite, au rendu à la fois poétique et esthétique.

Collection Lumina, design : Carrasquet © Faro Barcelona

Cata, tout en élégance

La collection de luminaires en papyrus Cata, imaginée par la designer Marina Mila, tout en finesse et légèreté, s’élargit avec l’ajout d’une suspension et de deux appliques venant compléter la gamme de lampes à poser déjà existante.

Suspension Cata, design : Marina Mila © Faro Barcelona

Toba, Narita et Muna, l'outdoor dans tous ses états

Toutes trois conçues par Carrasquet, les collections outdoor Toba, Narita et Muna se distinguent chacune par un design et une fonctionnalité, afin de s’adapter à tous les types d’espaces extérieurs, tout en assurant leur durabilité dans le temps.

Lampe outdoor Toba, design : Carrasquet © Faro Barcelona

La suspension colorée Toba se compose de disques en silicone — une première pour Faro — disponibles en différentes couleurs et ajustables selon les envies. Une matière résistante et durable, idéale pour l’extérieur. La collection Narita de son côté se distingue par des lignes plus brutes et un travail artisanal marqué, pour un rendu plus robuste. Enfin, la lampe portable Muna se démarque par sa housse textile, qui vient habiller subtilement le luminaire.

Suspension outdoor Carrita, design : Carrasquet © Faro Barcelona

Les ventilateurs de plafond, iconiques chez Faro

En plus de son savoir-faire en matière de lumière, Faro Barcelona est également reconnue pour son expertise dans les ventilateurs de plafond. Les équipes de design internes du Faro Lab travaillent à l’innovation constante de leurs modèles, afin que ces derniers s’intègrent pleinement dans les espaces par leur design, tout en se distinguant par leurs performances en matière de consommation et d’innovation technique. La marque a notamment développé des collerettes encastrées dans le plafond visibles à travers les modèles Rudder et Rocker, permettant un rendu esthétique plus discret et un gain d’espace non négligeable. À noter que Faro est, à ce jour, la seule marque à avoir développé cette technologie, actuellement en cours de brevetage.

Ventilateur de plafond Rocker © Faro Barcelona
Temps de lecture
3/4/2026
Les métiers d’art en vitrine au BDMMA

Le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art ouvre l’exposition « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris ». L’occasion de valoriser des métiers d’art contemporains disséminés aux quatre coins de la capitale.

Parallèlement aux Journées Européennes des Métiers d'Art (JEMA), qui auront lieu du 7 au 12 avril, le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art (BDMMA) présente « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris » jusqu’au 16 mai. Chargée de la curation, l’agence Sinople met en avant 29 créatrices et créateurs installés à Paris et dans sa petite couronne. « Ici, vous ne trouverez pas de matériaux précieux ni d’objets sous cloche, car ce n’est pas le propos. Nous voulions replacer les métiers d’art dans le quotidien, en montrant que ces ateliers sont toujours présents près de chez nous », explique Julien Strypsteen, cofondateur du studio spécialisé dans les industries créatives.

Outre la localisation des ateliers et les savoir-faire, la sélection s’est également fondée sur la contemporanéité des objets. « Chez Sinople, nous avons une vision minimaliste et assez radicale qui nous caractérise. L’enjeu était de montrer un héritage de Paris sans tomber dans un aspect purement patrimonial. » Mêlant lifestyle, mode et art, l’agence a également souhaité illustrer un héritage fortement ancré dans son époque en convoquant cinq ateliers engagés dans l’upcycling. « Qu’il s’agisse de réparer des couverts, de transformer des chaussures ou de restaurer des montres de manière plus contemporaine, l’idée était de mettre en lumière la seconde vie, un aspect plus rarement valorisé. »

Bougies par Eska ©eska.paris et structure lumineuse par AlexisNeon ©alexis_neons

Un archétype de pop-up store

Véritable exposition aux airs de faux commerce, « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris » se distingue par sa mise en scène. Habitué aux expositions plus classiques, le BDMMA propose cette fois-ci une scénographie d’inspiration commerciale. En écho aux pièces exposées et à la volonté d’inscrire les savoir-faire dans le quotidien des Parisiens, l’espace reprend les codes du retail. Confié à Index Office, l’aménagement de la galerie a été pensé pour l’inscrire dans la continuité des nombreux commerces du faubourg. « L’idée était de donner l’impression qu’une nouvelle boutique venait d’ouvrir afin d’inviter les passants à entrer. C’est une sorte de vrai-faux concept store, avec tous les codes habituels que sont les présentoirs en bois et métal, ou encore une structure en néon d'AlexisNeon, placée en vitrine. Comme nous n’avions pas le droit de vendre, nous nous sommes aussi inspirés des cartels d’une célèbre marque pour afficher les prix et les QR code renvoyant directement vers les boutiques en ligne. »

Avec une large fourchette de prix débutant à 20 euros, la sélection entend réaffirmer la place singulière des artisans d’art dans la ville et auprès de ses habitants, au-delà même du corpus présenté pour l’occasion.

Exposition « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris » jusqu'au 16 mai, 30, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 12e.

Enceinte Studio Quiproquo x Adam Ruiz x Marco Roy ©studio_quiproquo ©arz_adam @marco_.roy et sac et coupelle Baptiste Meyniel x Atelier Shazak ©baptiste.meyniel, ©ateliershazak
Temps de lecture
2/4/2026
Chez Brossier Saderne, la Collection du renouveau

Le fabricant Brossier Saderne dévoile Collection. Derrière cette nouvelle branche de luminaires, mêlant éditions contemporaines et rééditions d’archives, la volonté de s’adresser à un nouveau marché : le grand public.

Très présent sur le marché de la prescription, Brossier Saderne se lance dans la vente au grand public. « C’est peut-être quelque chose que nous aurions peut-être déjà dû faire, reconnaît Stéphane Aubry, directeur de la marque, mais cela s’inscrit désormais très clairement dans une stratégie de diversification et d’ouverture du marché. » Fondée en 1987, l’entreprise s’est d’abord imposée dans le secteur de l’hôtellerie, avant de s’étendre progressivement au tertiaire. Portée par la fabrication française de ses luminaires, dans son usine d’Angers, elle s’appuie aujourd’hui sur un réseau de près de 400 partenaires et un bureau d’étude interne. « Nous pensons que la fabrication locale est un véritable enjeu à mettre entre les mains du grand public, d’autant plus qu’il côtoie et utilise déjà nos luminaires, que ce soit dans des hôtels ou des bureaux. Cette ouverture est une sorte de prolongement. » Une continuité également renforcée par l’intégration de la marque au sein du collectif Rivalen en 2022. Aux côtés de Roger Pradier, Radian et Securlite, ce positionnement a permis à la marque, d’abord cantonnée aux luminaires dessinés en interne, de se lancer dans le monde de l’édition. « Au départ, nous parlions de fabrication sur mesure, mais cela ne représentait qu’une part marginale de notre activité. C’est le comité de création de Rivalen, conduit par Lætitia De Witte, Antoine Ricardou et Stéphane Joyeux, qui nous a véritablement projeté dans cette nouvelle dimension », explique le directeur.

Inspirée par sa propre collection d'opalines, Roberta Molteni livre sa première collaboration avec Brossier Saderne ©David Pillet

Des enjeux mis en lumière par la Collection

Composée d’une vingtaine de luminaires, Collection a été pensée pour un public large et diversifié. En écho à ce nouveau positionnement, la marque avance sur deux axes complémentaires. « L’idée est de s’appuyer sur l’ADN de l’entreprise, à savoir du contemporain à la fois technique et artisanal, en rééditant des pièces issues de nos archives, tout en nous tournant vers le métier d’éditeur. Sur le plan créatif, Brossier Saderne a toujours collaboré avec des designers sur des projets hôteliers, mais il s’agit désormais de proposer une approche plus libre. J'entends par là sans l’obligation de décliner une gamme complète pour répondre à l’identité d’un lieu ou aux contraintes d’un usage intensif. » Cette liberté s’exprime autant sur le plan industriel que stylistique. Valorisant l’éclectisme des matériaux grâce à son réseau d’artisans, la marque laisse également entrevoir les enjeux d’un marché exigeant comme le goût pour des typologies plus décoratives et la recherche d’alternatives responsables à l’image des modèles RM031 et Plume. Signée par la designer et architecte d’intérieur italienne Roberta Molteni, la première se distingue par un assemblage harmonieux de trois matériaux aux formes géométriques. Reposant sur un disque de verre noir laqué, cette lampe à poser — également disponible en suspension — se compose d’un corps cylindrique en laiton perforé, surmonté d’une vasque en verre opalin. Un matériau avec lequel la designer entretient une relation privilégiée, et réalisé pour l’occasion par l’un des derniers fabricants français. De cette composition émane une lumière douce et diaphane, en dialogue avec celle de la lampe Plume. Plus classique en apparence, cette dernière incarne la dimension prospective et environnementale de Brossier Saderne, amorcée il y a quelques mois avec Brick2 Balt, une applique réalisée en drêche de bière. Pour ce nouveau modèle, la marque s’est associée à l’entreprise compo’plume spécialisée dans le recyclage des volants de badminton. Composé à 80 % de plumes boyées et complété par des sacs plastiques recyclés, le pied de la lampe se distingue par son toucher hétérogène. Une pièce surmontée d’un abat-jour en coton recyclé issu des rebuts de grandes maisons de couture, et « dix fois moins polluant qu’un coton neuf », précise Stéphane Aubry, également co-créateur de la charte du Luminaire durable.

Plus qu’une innovation design, cette lampe apparaît surtout comme la concrétisation d’une démarche environnementale, sur fond d’un virage, lui, plus marketing et parfois décoratif.

Disponible au deuxième semestre, Plume est un luminaire issu des archives de la marque et retravaillé dans une logique d'éco-conception ©Brossier Saderne
Temps de lecture
2/4/2026
Intramuros #227 : Francese

Nul n'est prophète en son pays

Quand un certain monde du design tente de singer l’univers de la mode en cherchant ses talents de l’année dans la fausse radicalité marketée des poseurs silencieux, les designers ayant pour humble ambition de créer des objets beaux et utiles doivent parfois se tourner vers d’autres contrées. Première terre d’accueil de nos designers en quête de partenaires ayant l’intuition innée et le courage cultivé qui font de certains industriels de grands découvreurs de talents, l’Italie attire les jeunes designers français depuis quatre générations.

Sac sur le dos ou carton à dessin sous le bras, de Ronan et Erwan Bouroullec à Julie Richoz en passant par Constance Guisset, Ionna Vautrin et Guillaume Delvigne, tous ont foulé le sol milanais pour rencontrer un succès qu’ils rapportèrent ensuite sur le sol français ou, comme Marc Sadler et Philippe Tabet, pour adopter pour toujours le pays qui leur a donné leur chance. Si, dans ce numéro célébrant l’excellence française sur le sol italien, tous nous livrent les petites et grandes histoires qui ont changé leur vie, leurs parcours doivent aussi nous interroger sur la manière de nous réinventer, en retenant plutôt qu’en copiant les leçons d’un pays qui a fait de ses faiblesses – savoir-faire multiples mais régionaux, entreprises trop familiales pour devenir fleurons nationaux – une partie des raisons de sa réussite.

Car si, hier comme aujourd’hui, la France forme parmi les plus grands talents du design international, il lui reste encore à les accompagner plus loin dans le songe de tout créateur d’objet, celui de changer la vie des gens en entrant chez eux.

Sommaire

Design 360

Design Story

USM, Swiss connection

Hahn Cuesta Wolf, créer avec honnêteté

Bram Vanderbeke, designer architectural

Baptiste Vandaele : formes durables

BrichetZiegler, Designers-makers

Lucile Soufflet, à l’épreuve du collectif

Cecilie Bahnsen, alchimiste du vêtement

Aaron Probyn, la taille idéale

Propeller Design, electrified mind

Studio Moritz Putzier, juste créateur

RBC, nouveaux chapitres

Citroën × Decathlon. ELO, créateur d’espace de vie mobile

Francese

Designed in France, made in Italy

Marc Sadler, explorateur du design

France-Italie : un écosystème du design partagé

Storie d’amore

Hermès à La Pelota

Villa Médicis, mariage mixte

In-situ

Pavillon Le Vau :  géométrie de l’apprentissage

Louis Vuitton, tribulations chinoises

Zyva Studio, 20 000 lieues sur la mer

Club Med South Africa Beach & Safari : double horizon

Experimenta

Laboratoire des pratiques durables

Le digital craft : hybridation ou disruption ?

In the Air

Cassina, ou l’art de faire et refaire

News

Agenda

Retrouvez ce numéro en kiosque mais aussi directement sur notre boutique en ligne.

Temps de lecture
1/4/2026
Hermès ouvre les candidatures de son Académie des savoir-faire 2027

La Fondation d’entreprise Hermès ouvre les candidatures de son Académie des savoir-faire 2027, dédiée au cuir, avec l’ambition de faire du design un moteur d’innovation.

La Fondation d’entreprise Hermès relance son Académie des savoir-faire avec une huitième édition consacrée au cuir. Plus qu’un programme de transmission, ce dispositif s’impose comme un laboratoire de design appliqué, où artisans, designers et ingénieurs croisent leurs pratiques pour réinventer la matière. Au fil d’un parcours mêlant conférences, visites et ateliers collaboratifs, les participants sont invités à dépasser les approches traditionnelles pour expérimenter de nouveaux usages du cuir, et ce, qu'il s’agisse des potentiels techniques, culturels ou symboliques. De cette manière, la marque entend offrir aux créateurs la possibilité de mettre en perspective leurs pratiques et valoriser les échanges transdisciplinaires. De quoi interroger les procédés, les ressources et les modèles de production. Des enjeux actuels qui seront portés par le designer François Azambourg - connu pour ses recherches sur la légèreté comme l’hybridation des matériaux -, chargé de la direction pédagogique de cette nouvelle édition.

Adressé aux professionnels souhaitant élargir leurs compétences et disponibles pour participer à l’intégralité du programme (cinq week-ends au premier semestre 2027 et deux semaines non consécutives au second semestre), l’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 28 juin 2026. Le dossier devra être composé d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitæ. Le candidat sera également libre d’y ajouter un portfolio synthétique (recommandé pour les artisans et les designers) et un court film dans lequel il exposera ses attentes et son intérêt pour le cuir. Une occasion rare, pour une vingtaine de professionnels francophones, de participer à une réflexion collective où le design agit comme catalyseur de nouveaux savoir-faire.

Le dépôt des candidatures se fait sur le site de la Fondation d’entreprise Hermès : www.fondationdentreprisehermes.org/fr/candidatures

©Hermès
Temps de lecture
31/3/2026
Les perspectives tissées de Gaspard Fleury-Dugy à la galerie Chevalier Parsua

Le designer Gaspard Fleury-Dugy présente Continuum, une collection de tapis dont l’un d’eux est visible à la galerie Chevalier Parsua jusqu’au 18 avril. Un nouveau terrain d'exploration stylistique et colorimétrique pour le créateur connu initialement par ses objets en volume.

Pour changer de dimension, mieux vaut ne pas perdre le fil. Repéré pour ses vases tricotés en 2024 et sa série tournée vers l’univers du totem et de la colonne l’année suivante, Gaspard Fleury-Dugy a exposé à Milan comme à Eindhoven et Stockholm. Mais c’est à Paris, ville de résidence et d’expérimentation, qu’il dévoile Continuum, une première collection de tapis. Après des études à l’Ecole Dupperé puis à la Swedish School of textiles, cette nouvelle typologie aurait pu être un commencement, mais c’est finalement comme une déclinaison de ses précédents travaux qu’elle apparaît. Un choix surprenant qui n’a pourtant rien de décousu. « Il y a tout un cheminement logique entre mes dessins, mes maquettes, les différents objets présents dans l’exposition et les tapis. Effectivement, je viens d’un univers ou le motif à toujours eu une forme attirante. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les sauts entre la 2D et la 3D ; entre les plats et les volumes » précise le créateur. C’est d’ailleurs cette idée qui l’a amené à nommer l’exposition, présentée à la galerie Chevalier Parsua jusqu’au 18 avril, Arrondir les angles.

Habiller l’espace

Spécialisée dans le textile mural pour la partie Chevalier, et les tapis avec l’éditeur Parsua, la galerie se dote de tentures au mur et au sol. Deux environnements entre lesquels un espace vide demeure. « Lorsque la collaboration avec la galerie a commencé, je tenais à dessiner les maquettes des tapis. Je suis arrivé avec plein de propositions que nous avons étalé partout par terre. Dans le même temps, je me suis rendu compte que les angles de cet espace blanc et rectiligne n’étaient pas habillés. Je me suis demandé comment y remédier. La réponse a été de retranscrire les perspectives du lieu sur les tapis. » Une approche très géométrique et abstraite de l’architecture qui a amené le designer à travailler de manière moins conventionnelle qu’à l'accoutumé. « Pour un designer textile, son fond de commerce, c’est plutôt de faire des motifs au raccord, c'est-à-dire qui se répètent à l’infini. Ici, la nouveauté pour moi était de créer une composition placée qui puisse se regarder de tous les côtés. C’est ce que l’on appelle un motif placé, unique » explicite le designer également curateur de l’exposition et à qui l’on doit la sélection d’art africain et les photographies de Georges Rousse, dont les anamorphoses dialoguent naturellement avec les tapis.

©Galerie Chevalier Parsua X Gaspard Fleury-Dugy exhibition_soft object

Une identité visuelle assez différente

Habituellement reconnaissable à ses fils polymères aux couleurs vives, parfois fluo, rappelant l’univers du sportswear, Gaspard Fleury-Dugy à cette fois-ci adopté des couleurs plus profondes et calmes. Une contrainte plus qu’un choix, imposée par la gamme Parsua. « Les tapis sont tissés en Iran avec des laines teintées par des colorants naturels. Il a donc fallu réfléchir autrement, et comme je n’étais pas très familier avec ces couleurs, j’ai joué sur les contrastes. » Un parti-pris dont se dégage une certaine vibration, également soutenue par la technique. « Si l’on prend l’exemple des vases, lorsque je les travaille sur ordinateur, un pixel correspond à une maille. Ici, la technique n’est pas la même. Un nœud correspond à une pointe de couleur et la méthode artisanale créée un léger crantage. On peut y voir une sorte de dialogue avec les projets précédents présentés jusqu’au 9 mai au Pavillon Vendôme de Clichy. » Plus qu’un nouvel objet, c’est surtout une déclinaison de son travail habituel, confié pour la première fois à d’autres mains, que le designer propose de découvrir. Un lien entre idée et geste solidement noué tout au long de l’année de travail pendant laquelle Continuum s’est tissée.

Exposition Arrondir les angles, à la galerie Chevalier Parsua, 41 rue de Seine, 75006 Paris, jusqu’au 18 avril.

Exposition Salto, au Pavillon Vendôme, 2 rue du Guichet, 92110 Clichy, jusqu’au 9 mai.

Le portrait de Gaspard Dugy-Fleury est à retrouver dans le numéro 224 d’Intramuros, en vente sur notre boutique.

©Galerie Chevalier Parsua X Gaspard Fleury-Dugy exhibition_soft object
Temps de lecture
27/3/2026
Maap d’Erwan Bouroullec : destination poétique au bout des doigts

Présentée l’an dernier à Milan, Maap, la dernière création d’Erwan Bouroullec, arrive sur le marché. Une création à fleur de peau imaginée pour Flos.

« Maap est la concrétisation d'un désir qui m'habite depuis longtemps : créer des luminaires imposants dont la lumière se diffuserait au travers d'une grande surface. Et pour imaginer ce modèle, j'ai puisé mon inspiration dans deux obsessions de longue date que sont la géométrie et les structures naturelles » explique Erwan Bouroullec. S’il s’agit certainement de l’un des plus grands luminaires de Flos, Maap compte peut-être aussi parmi les plus légers. Une notion, centrale dans la démarche du designer,  à laquelle cette grande applique murale doit sans doute un peu de sa poésie.

Fasciné depuis longtemps par les matériaux ultra-fins dont le papier, le designer s’est intéressé au tyvek, notamment connu sous forme d’enveloppes indéchirables. Une robustesse structurelle qui a amené ce médium dans le monde de l’éclairage ou il n’avait que très peu été utilisé. Mise en forme comme un sac, la matière prend place sur une base murale lumineuse cruciforme dotée de quatre ampoules. Fixée magnétiquement grâce aux Dots (dont le nombre évolue selon la taille du luminaire), la membrane peut être facilement manipulée. Disponible en trois formats (Wall 1, Wall 2, Wall 3 selon le nombre de Dots au mur), Maap peut mesurer jusqu’à 3,2 mètres de largeur par 1,5 mètre de hauteur.

Le modèle W3 de Maap ©Flos

Une matière sensible à travailler

L’une des particularités de Maap, c’est peut-être sa capacité à se magnifier au fur et à mesure des manipulations. Si l’idée d'utiliser des cartes a été un point de départ rapidement abandonné en raison de leurs fragilités, le rendu, lui, n’en est pas si éloigné, rappelant ces papiers usés par les voyages et sur lesquels semblent retranscrites les dénivelées. Mais ici, ce n’est pas tant l’œuvre involontaire du temps que celle consciente des utilisateurs qui est à l’origine des froissements. « Maap aurait tout aussi bien pu s'appeler Maak, clin d'œil à "make", puisque son principe repose sur un geste élémentaire, le "faire" de la main. Sa forme malléable est une invitation à laisser libre cours à notre instinct de création » développe son designer. Lorsque le tyvek est froissé, il adopte des formes organiques et singulières, offrant la possibilité de donner plus ou moins de caractère au luminaire. Au-delà de l’aspect esthétique, cette action relève surtout d’un besoin structurel. Sans ces pliures, le papier perdrait de son volume, et Maap de son effet. Ainsi enveloppée, la création d'Erwan Brouroullec propose également une nouvelle approche de la durabilité. Protégée mais facilement accessible, la source lumineuse dure dans le temps, là ou son design, lui, change d’une simple pression de la main. Comme un nuage égaré, ce produit nouvellement lancé par Flos, évolue au gré du temps.

Temps de lecture
26/3/2026
Malmaison Riviera, l’éclat solaire de Christofle

Avec Malmaison Riviera, Christofle insuffle un vent d’été à sa collection emblématique Malmaison. Entre héritage impérial et inspiration méditerranéenne, cette nouvelle ligne de porcelaine célèbre un art de vivre à la fois chic et décontracté, où la table devient le théâtre d’un éternel été.

Christofle poursuit l’exploration de son patrimoine en proposant une variation inédite de sa ligne iconique Malmaison. Pensée comme une parenthèse ensoleillée, cette nouvelle collection traduit l’envie de faire dialoguer les codes historiques de la maison avec une esthétique plus libre, inspirée par les paysages et les usages de la Méditerranée. Avec Malmaison Riviera, la table devient ainsi un espace d’expression, entre tradition, modernité, formalisme et spontanéité.

Lumière méditerranéenne

Dévoilée comme une déclinaison estivale des collections Malmaison et Malmaison Impériale, la ligne s’inscrit dans une continuité stylistique tout en opérant un déplacement sensible. Fidèle aux codes du style Empire - palmettes, symétries, motifs ornementaux - elle introduit pour la première fois la couleur, avec un jaune profond qui vient capter et diffuser la lumière. Depuis plus d’un siècle, Malmaison incarne un raffinement classique inspiré du château lié à Napoléon Bonaparte et l’Impératrice Joséphine. Avec Riviera, cet héritage se réinterprète dans un registre plus quotidien, à travers lequel les décors, tracés à main levée, déploient rosaces et rayons dans une composition vivante, où chaque pièce devient une variation autour d’un même motif solaire.

Collection Malmaison Riviera © Christofle

La table comme expérience estivale

Pensée comme une invitation au partage, la collection convoque un imaginaire sensoriel composé  de longues tablées, d’une lumière dorée et de la douceur du temps qui s’étire. Assiettes, bols, tasses ou plats de présentation composent ainsi un ensemble d’une quinzaine de pièces permettant de rythmer les usages, du petit-déjeuner au dîner. À cette porcelaine répond l’éclat de l’orfèvrerie, avec des accessoires en métal argenté pour dessiner un ensemble qui crée un dialogue entre matière et lumière, incarnant un art de vivre à la fois décontracté et résolument chic.

Collection Malmaison Riviera © Christofle
Voir toutes les actualités

Abonnements

Abonnement 1 an

4 numéros + version numérique offerte
50.00€
Je m'abonne

Abonnement 2 ans

8 numéros + version numérique offerte (valeur totale : 167,20 euros)
Vous économisez 65,20 euros en vous abonnant
90.00€
Je m'abonne

Abonnement 1 an étudiant

4 numéros + version numérique offerte (valeur totale : 83,60 euros)
Vous économisez 48,60 euros en vous abonnant
35.00€
Je m'abonne

Abonnement 1 an étranger

4 numéros + version numérique offerte
86.00€
Je m'abonne

NOUS SUIVRE SUR INSTAGRAM

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.