Color the Life : pour un design coloré mais responsable
Image extraite du guide sur le design des espaces de soin à destination de Tarkett © Color The Life

Color the Life : pour un design coloré mais responsable

Marion Lamarque est la cofondatrice de Color The Life crée en 2021. Ce réseau spécialisé dans le développement de la couleur responsable, intervient dans différents secteurs, notamment celui du design. À travers différentes formes d’accompagnements, les professionnels du réseau aspirent à un monde certes plus coloré, mais surtout plus respectueux de l’environnement. Entretien. 

Quel a été votre déclic concernant l’importance de la couleur dans le design ? 

Après mon bac, j’ai intégré l’école d’arts appliqués Olivier de Serres puis je suis entrée à l’Ensad en 2000 et c’est là que j’y ai découvert la couleur. À l’époque, on n'avait pas autant de possibilités de faire du design partout. La couleur est ce qui m’a permis de travailler à 360° aussi bien sur de l’édition que sur de l’architecture, de l’urbanisme, du bijou, du produit. C’est cette possibilité de travailler sur tous les supports qui m’ont orientée vers la couleur. Quelques années plus tard en 2009, j’ai quitté Paris pour m’installer dans le nord de la France pour intégrer Décathlon en tant que responsable couleur. J’étais en charge de toute la stratégie de marque et du design pour comprendre comment la couleur était appliquée sur les produits, comment on la fabriquait et comment on gérait sa production. C’est là que j’ai découvert que la couleur allait bien au-delà du design et que cela avait une influence émotionnelle sur les gens, mais aussi sur l’environnement.

Vous avez fondé le réseau Color the Life en 2021, quelle en est la génèse ? 

Mon expérience chez Décathlon m’avait permis d’ouvrir les yeux et le fait d’avoir été au sein d’une entreprise engagée sur les questions environnementales m’a donné envie d’aller plus loin et c’est de là que part Color the Life. Avec mon cofondateur Hervé Raby, nous nous sommes entourés de toutes les personnes ayant de fortes compétences sur la couleur dans le secteur du design, de la recherche, de l’ingénierie, du marketing, en se donnant comme objectif de développer le business responsable par la couleur. Nous travaillons donc à la fois sur l’offre de couleur mais également auprès de ceux qui la crée et la développe. 

Quelles actions concrètes y sont menées ?

Composé de 18 personnes, Color the Life est un réseau pluridisciplinaire qui agit via trois actions. D’abord, la sensibilisation, qui peut passer par un cycle de webinaires par exemple comme nous l’avons proposé en 2021 sur le thème « couleurs et santé » qui était à destination de designers, professionnels de santé mais également du grand public. Ensuite, la formation, qui peut prendre la forme d’ateliers ou d’échanges sur différents thèmes en lien avec la couleur. Enfin, nous intervenons en tant que conseillers au sein d’une marque, tant sur le design, que sur la partie développement ou le concept magasin dans son ensemble.

Quelle place prend la couleur dans l’élaboration d’un produit ? 

L’étude « The Impact of Color on Marketing » menée Emerald Insight indique que 85 % de la décision d’achat d’un textile passe par la couleur. Il existe des codes à respecter au niveau culturel ou législatifs, mais il y a également un imaginaire collectif à prendre en compte, qui peut différencier d’un pays à l’autre. C’est pourquoi au sein de notre équipe nous avons des experts en mesure de former les designers couleurs sur l’aspect qualité et industriel de la couleur et qui vont d’autre part prendre le temps d’expliquer le langage émotionnel de la couleur matière et finition. Globalement, certaines couleurs vont être associées à certaines émotions. Prenons une nouvelle fois l’exemple de Décathlon qui exerce dans plusieurs secteurs sportifs : le surf va être associé à la plage de Bora Bora ou Tahiti, les maillots de bain sont donc le plus souvent turquoise tandis que le Yoga arborera des couleurs en lien avec la nature et l’extérieur alors même que la plupart des cours s’effectuent dans des salles fermées. Généralement, casser les codes permet de se démarquer comme ce fut le cas du vélo rouge de Décathlon qui avait fait s’envoler les ventes. Tout dépend de ce que la marque souhaite véhiculer comme message.

Comment agir en faveur de la couleur « responsable » ? 

Avant de s’y pencher, nous n’avons pas réellement conscience de l’impact environnemental de la couleur. Le mode d’action peut ainsi prendre la forme d’analyses en étudiant par exemple le ratio entre les ventes et l’offre, permettant aux marques de se rendre compte si leur clientèle a besoin de nuances de couleurs en particulier. On peut également faire des analyses marketing, de territoires de couleurs, de process ou agir sur la direction artistique et créative qui à terme auront des conséquences positives pour l’environnement et l’entreprise.

© Boulanger

En 2022, nous sommes intervenus auprès de l’entreprise de produits d’électroménager Boulanger à travers différents canaux. L’entreprise avait une équipe de design composée de quatre personnes dont la couleur n’était pas l’expertise. Notre rôle a été dans un premier temps de faire un diagnostic sur leur connaissance de la couleur pour ensuite leur transmettre notre savoir faire pour leur offrir la possibilité de réaliser leur propre diagnostic à l’avenir. En parallèle, nous avions mis en place des ateliers collaboratifs et créatifs et avons initié un travail sur la gamme couleur et sur une montée en gamme par la couleur. Tout ce travail a permis de réduire de 23 % leurs émissions de CO2 en développement produit, en seulement six mois. Et la résultante a été qu’une fois en magasin, les produits ont fonctionné, puisque lorsqu’une gamme est bien travaillée, il y a toujours un gain économique derrière. 

© Boulanger

Etes-vous intervenu auprès d’autres acteurs significatifs ? 

Nous collaborons depuis 2021 avec Tarkett dans l’élaboration de guides de couleurs/finitions à destination des architectes et designers. Nous travaillons sur l’offre globale de la marque sur les sols - plastique, moquette -, dans le but de la valoriser, de la simplifier et de la rationaliser au maximum au sein des projets.

Image extraite du guide sur le design des espaces de soin à destination de Tarkett © Color The Life

Des actualités spécifiques à venir pour le réseau ? 

Nous inaugurons au mois de juin deux nouvelles antennes du réseau, en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, dans le but de favoriser les échanges entre nos membres. À ce propos, deux soirées d’inauguration se tiendront à Lille le 11 juin et à Saint-Ouen le 13 juin !

Plus d'informations sur : https://www.colorthelife.org/

Rédigé par 
Maïa Pois

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30/1/2026
Les verres du futur Orient-Express réalisés par la cristallerie Moser

Version contemporaine d’un mythe, le premier vaisseau de la marque Orient-Express devrait prendre la mer en avril. A l'approche de cette échéance, son designer, Maxime d’Angeac, dévoile le service de verres qu'il a réalisé avec la cristallerie tchèque Moser.

Présentés au sein de l’exposition « 100 ans d’Art déco » au musée des Arts décoratifs de Paris, les wagons du nouveau train imaginé par Maxime d’Angeac donnent à voir le luxe et les savoir-faire caractéristiques de ce mouvement qui a conquis le monde. C’est dans la continuité de cet hommage à l’Art déco et à la renaissance d’un véritable mythe que le designer français et la cristallerie tchèque Moser présentent Levitation. Destinée à parer les salons des vaisseaux Orient Express Corinthian et Olympian, prévus pour avril 2026 et avril 2027, puis du train Orient Express annoncé fin 2027, cette collection est composée de cinq typologies de contenants : verre à eau, à whisky, à martini, à vin et à highball. Réalisé selon le savoir-faire de la manufacture fondée en 1857, chaque verre a été entièrement soufflé à la main dans des moules en bois. Connue pour son cristal historiquement sans plomb, la cristallerie, membre du Comité Colbert, se distingue également par la présence d’artisans d’exception, notamment dans le collage du verre. Une technique rare qui a permis la réalisation de verres à pied en deux parties.


Des lignes complexes

Débutée en 2023, la collaboration entre Maxime d'Angeac et Moser s’est construite au fil de nombreux échanges, modifications et essais infructueux. Inspirés par les croquis des services historiques de l’Orient Express, les dessins ont considérablement évolué pour aboutir à une collection marquée par une géométrie affirmée et un jeu de contrastes. On y retrouve notamment la combinaison de pieds carrés et massifs, garants de stabilité, et de contenants circulaires. Ces deux formes s’associent avec intelligence, comme en témoigne le profil évasé du verre. Soutenu par un pied dont les arrêtes ont été facettées grâce aux techniques de meulage et de polissage manuels, l'ensemble joue élégamment avec la lumière. Ce façonnage particulièrement visible sur la base se prolonge au niveau de la jointure, offrant au contenant un dégagement à l'origine de l'impression de flottement. Un détail stylistique que l’on retrouve également sur la base des verres à eau, renforçant cette subtile sensation de Levitation.

©masha-kontchakova

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30/1/2026
60 pièces de design ont fait leur entrée au Mobilier national

Dans le cadre de ses campagnes d'acquisitions, le Mobilier national intègre 60 nouvelles pièces à ses collections, et fait la part belle à la céramique.

Pour la cinquième année consécutive, le Mobilier national a dévoilé les créations désignées pour intégrer ses collections. Au nombre de60 cette année, les pièces, toutes des œuvres originales et contemporaines limitées à huit exemplaires maximum, ont été choisies par un jury de professionnels du secteur design. Fruit de 39designers, le corpus 2026 mis à l'honneur pour la créativité de ses formes et de ses matériaux, fait la part belle à la céramique.Représenté sous diverses formes, de la console Coterra signée Alexia Leleu à la Lampe 05 de Stéven Coëffic en passant par le vase Shapes to the sea de Valentin Jager, ce médium jusqu'à maintenant minoritaire lors des dernières campagnes d'acquisitions« correspond à l'élargissement de l'établissement parisien aux Manufactures de Sèvres », explique Hervé Lemoine,directeur du Mobilier national.

Lampe 05 de Stéven Coëffic, console Coterra signée Alexia Leleu et vase Shapes to the sea de Valentin Jager



Un regroupement stratégique

Réunis depuis le 1er janvier 2025 sous le nom des Manufactures nationales, le Mobilier national et la Cité de la céramique – Sèvres & Limoges ont pour but de promouvoir l'excellence des savoir-faire. Qu'il s'agisse de la céramique, mais également des 53 autres métiers d'art exercés au sein de ses ateliers. Un regroupement imaginé comme un pôle stratégique axé sur la formation, la recherche, la création, la valorisation du patrimoine, le soutien à l'écosystème des métiers d'art et enfin le rayonnement international. C'est d'ailleurs dans cette optique que l'institution parisienne souhaite inscrire les campagnes d'acquisitions comme des événement annuels. « Car outre le fait que les collections deviennent inaliénables et incessibles,notre responsabilité est surtout de faire rayonner ces œuvres à travers le monde, que ce soit par le biais d'ambassades ou d'expositions » assure Hervé Lemoine. Intégrer de nouvelles pièces de design au sein de ses collections est donc un moyen pour le Garde-meuble de la France de rester un lieu vivant et ancré dans le présent, mais c'est aussi et surtout une manière de proposer ces pièces d’exceptions au grand public.

Vase Vacuum Platinum de Clément Brazille, Vase EB#18 de Édouard Taufenbach & Bastien Pourtout, Lampe Paravent de Marc Venot
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29/1/2026
Du renouveau chez TipToe

La marque française de design TipToe étend sa collection Pli et dévoile Core, une nouvelle gamme de pièces en inox.

Cinq mois après avoir joliment célébré ses 10 ans à la Ellia Art Gallery en compagnie de dix designers parmi lesquels Wendy Andreu, Julien Renault ou le studio Kann design, TipToe dévoile ses nouveautés 2026. D’abord connue pour avoir imaginée il y a une décennie un module permettant de transformer une surface plane en assise ou en table grâce à un système de serre-joint, la marque s’est ensuite intéressée aux étagères. Une exploration à l’origine de Bracket basé sur le même système fonctionnel, et plus récemment de PLI, une autre gamme réalisée en feuille d’acier pliée. C’est dans la continuité de cette dernière, sortie en 2024, que la marque dévoile PLI SLIM. Si le panel de couleurs reste le même, c’est sur les usages que le studio a avancé. Ainsi, la nouvelle déclinaison présente notamment un rebord discret réduisant le risque de chutes d’objets, mais également de petites accroches sur le dessous rappelant les patères JO, également vendues par TipToe. Toujours disponible en plusieurs longueurs (20, 30, 45 et 60 cm), cette nouvelle gamme reflète un ADN porté sur l’optimisation de la fonction et la robustesse des éléments.

©TipToe

Core : une nouvelle identité

Après une édition marquée par le bleu Klein et une autre plus récente de teintes pastel réalisée en partenariat avec le duo d’architectes Heju, TipToe dévoile Core. Plus qu'une quête de “couleur ”, c’est davantage sur la matérialité de l’objet et ses reflets que la marque s’est penchée. Réalisée en inox brossé, cette finition nouvellement disponible propose une autre approche des trois collections (Serre-joint, Lou et PLI) sur lesquelles on la retrouve. Obtenue par un brossage minutieux et régulier de l’acier, matière première de TipToe, Core évoque un aspect plus industriel. Une édition brute, mais qui, alliée aux surfaces en chêne proposées par la marque, renouvelle l’esthétique du studio.

©TipToe
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29/1/2026
Maison&Objet 2026 : ce qu’il faut en retenir

Maison&Objet 2026 se tenait au Parc des expositions de Villepinte du 15 au 19 janvier 2026. Comme chaque année, nous nous sommes perdus dans ses allées et voici ce qu’il faut en retenir.

Alors que l’événement fêtait son trentième anniversaire, mi-janvier, Maison&Objet demeure l’un des événements importants du design international. Avec pour thématique annuelle Past Reveals Future, le Salon a rassemblé 2 294 marques venues de 148 pays différents. Une vaste représentation toujours largement dominée par la France, mais également les pays limitrophes dont les marchés marquent une croissance de 10%, et 30% pour la Chine. Une multitude d’horizons donc, qui a attiré 92 776 visiteurs.

Particulièrement marquée par un off (Maison&Objet In the City), réjouissant, l’événement central qui s’est tenu comme d’habitude au parc des expositions de Villepinte, s’est cette année différencié des éditions précédentes par le retour d’éditeurs français phares. Malgré l’absence regrettable d’un Design district comme lors de l’édition de septembre, les designers n’étaient pas en reste. C’est donc dans ce très vaste vivier que nous avons repéré quelques créations intéressantes.

Patch de Lucas Zito

Valoriser le processus créatif plus que la forme achevée. C’est l’idée sous-jacente de Patch, une création de Lucas Zito présentée dans la sélection Curatio. Inspirée par la phase de construction, lorsque les structures sont encore apparentes, cette collection de luminaires laisse entrevoir une esthétique brute. Une expressivité qui résulte d’un travail à base de mastic et de ponçage laissant visibles les jonctions entre chaque élément.

Collection Patch de Lucas Zito ©Lucas Zito

BIC©Lamp par Mario Paroli pour Seletti

Voici l’une des créations les plus étonnantes de cette édition : la BIC©Lamp dessinée par Mario Paroli. Fruit de la collaboration entre la marque de stylo et Seletti en hommage à la culture design qui relie Paris et Milan, le luminaire est présenté dans la Seletti Papeterie. Une évocation de petit commerce réinventé dans le goût du Seletti Market, un supermarché inspiré des années 1960 déjà présenté à Milan, Rome puis Londres. Pour l’édition parisienne, le concept décliné dans l’esprit d’un quartier de village, regroupait des pièces connues et de nouvelles collaborations.

BIC©Lamp blue ©Seletti x Mario Paroli

FabBRICK

Fondé en 2018 par l’architecte Clarisse Merlet, le studio français Fab-Bricks présentait ses revêtements muraux issus de textiles revalorisés. Reconnaissables à ses briques très colorées et au toucher caractéristique, chaque élément peut être adapté en fonction du projet. Mais loin de s’arrêter au volet architectural, la marque basée dans le 19e arrondissement de Paris, s’affranchit désormais du format classique au profit de formes plus libres ouvrant la voie à une création davantage tournée vers le monde de l’art.

T60 dégradé paysage ©FabBRICK

La Cut Chair de Brichet-Ziegler pour Pulpo

Avec Industrial Art, une exposition tournée autour de la matière, Pulpo présentait la Cut Chair réalisée par le Studio Brichet-Ziegler. Fabriquée en aluminium, l’assise est réduite à l’essentiel. Simplement soudée et polie, elle est agrémentée d’un coussin en cuir ou en textile simplement vissé. Ni démonstrative ni décorative, elle incarne l’esprit d’Industrial Art, à savoir une esthétique où la technique domine et confère à l’objet une simplicité visuelle.

Cute Chair par le Studio BrichetZiegler pour Pulpo ©Pulpo

La collection Nemea de CMP Design pour Pedrali

Pedrali a profité de sa présence parisienne pour présenter ses collections dans un stand de 160m2 au cœur du hall 3. Parmi les nouveautés, la collection de chaises Nemea, imaginée par CMP design, dont la forme rappelle l'idée de beauté classique façonnée par le temps et l'histoire. L’assise et le dossier sont en contreplaqué tandis que les pieds sont proposés en frêne massif - disponible en 13 coloris - ou en noyer américain avec une structure en aluminium moulé sous pression. À noter que la chaise est disponible en une version avec ou sans accoudoir et avec dossier rembourré.

Chaise Nemea, CMP Design © Pedrali


Le tabouret Grid de 13Desserts par Brichet Ziegler

Pour débuter cette année 2026, la maison d’édition française 13Desserts dévoilait sur son stand le tabouret Grid, fruit de leur première collaboration avec le studio Brichet Ziegler. Un tabouret en fil d’acier chromé, sur roulettes, imaginé pour évoluer dans tous les espaces. Plus qu’un « simple tabouret », Grid est à la fois stable et mobile, fonctionnel et léger, offrant ainsi une dimension sculpturale à cet objet, tout en restant discret.

Tabouret Grid, Brichet Ziegler © 13Desserts


La réédition du fauteuil AA par Marianna Ladreyt

Dans la continuité des premières pièces dévoilées en septembre lors de la Paris Design Week sur son installation "Plastic Glamping" à l'Hôtel d'Albert, Airborne et Marianna Ladreyt présentaient sur le salon de nouvelles versions de cette capsule spéciale. Une réinterprétation du mythique Fauteuil AA, qui conjugue ici héritage  design, expérimentation et fabrication française. Inspirée du vitrail, la technique développée par la designer associe un patchwork transparent scellé sous PVC rigide, filtrant la lumière et projetant des ombres colorées pour un rendu unique. Les pièces sont toutes disponibles à la commande et de futures explorations devraient voir le jour en 2026.

Fauteuil AA, Marianna Ladreyt x Airborne © Maxime Lis
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