24/12/2019
La Collection Lambert accueille "l'édition 3" de ¡ Viva Villa !
Le festival réunit les artistes et chercheurs que la Casa de Velásquez, la Villa Kujoyama et la Villa Médicis accueillent à l'année longue. En 2019, l'exposition "La Fin des forêt" présentait l'association du design et de l'art, entre les murs de la ville d'Avignon, du 11 octobre au 10 novembre.
Avec le documentaire « Dérive tropicale », Andrés Padilla Domene interroge l’identité et le devenir des objets transportés par les courants transatlantiques d’hier et d’aujourd’hui © Andrés Padilla Domene

Après le Palais-Royal à Paris en 2016, le Cité internationale des arts à Paris en 2017 et la Villa Méditerranée à Marseille en 2018, ¡ Viva Villa ! était accueilli par la Collection Lambert dans l’espace d’exposition temporaire de l’Hôtel de Montfaucon en Avignon.
Lancé en 2016 à l’initiative de la Casa de Velásquez de Madrid, de la Villa Kujoyama de Kyoto et l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, le festival ¡ Viva Villa ! interroge sur l’intérêt des résidences à l’étranger, les enjeux et réalités de la création artistique contemporaine, l’expérience immersive de la résidence. Une démarche dont Intramuros est partenaire et qui réunit chaque année les artistes, les professionnels de l’art et le public.

Pour la 1e fois, l’exposition s’est déroulée pendant 1 mois, du 11 octobre au 10 novembre dernier. Un temps fort s’est tenu du 11 au 16 octobre où se mêlaient performances, concerts, lectures, films et rencontres.

Lier le passé et le présent

Vue de l’atelier de Samy Rio à la villa Kujoyama © Samy Rio

En 2018, Cécile Debray invitait à la réflexion sur les frontières auxquelles les humains sont confrontés. Cette année, la commissaire du festival ¡ Viva Villa ! propose de réfléchir sur le lien qu’il subsiste au passé et qui irrigue le présent.

Avec l’exposition « La Fin des forêts », la conservatrice du patrimoine et directrice du Musée de l’Orangerie propose 6 parcours différents portant sur le réel, l’imaginaire, l’effondrement, le renouveau ou encore l’anamorphose et les vestiges du passé. Le design est présenté en association avec d’autres formes d’art comme la musique ou le cinéma avec pour dénominateur commun la figure de l’arbre : il y est filmé, sculpté, suspendu, muséifié, classifié… à l’instar de Samy Rio, résident de la Villa Kujoyama de Kyoto. L’ébéniste et designer français travail autour du bambou depuis 4 ans maintenant. Il questionne l’état actuel de l’utilisation de cette plante et s’interroge sur la place qu’elle possède au sein des traditions auxquelles elle appartient. Aujourd’hui, il utilise le savoir-faire des artisans vannier japonais afin de développer un matériau composite alvéolaire en papier et bambou ou un placage de bois et bambou utilisable dans l’ameublement et l’architecture d’intérieur.