17/09/2018

Dans le cadre de « Homo Faber: Crafting a more human future » , la fondation Bettencourt Schueller met en avant l’artisanat et le savoir-faire français dans une exposition se tenant à Venise. « Pour l’intelligence de la main » a pour but d’encourager l’artisanat de qualité tout en lui apportant une scène et une visibilité internationale. Organisée par la Michelangelo Foundation sur l’île de San Giorgio Maggiore à Venise, l’exposition se tient depuis le 14 septembre et jusqu’au 30 septembre 2018 à la Fondazione Giorgio Cin.
 
Les lauréats du prix Liliane Bettencourt y sont tout particulièrement mis en valeur. Autour des trois thématiques du prix -Talents, Dialogues et Parcours -, une quarantaine d’artisans issus de l’obtention de ce prix ont été choisi afin de présenter aux visiteurs à la fois leurs créations, parfois remises « au goût du jour » , et également leurs manières de travailler. Grâce à la projection de films en réalité virtuelle, chacun peut alors se plonger dans l’univers de ces hommes et de ces femmes qui font de leur passion un métier d’excellence. Céramiste, ébéniste, créateur de papiers peints,  ou encore tisserands et artiste plumassière, la variété de l’artisanat y est largement représentée.
 

Julian Schwarz_design_ebeniste_venise
Bullnose’, oak, 28x43x83cm, 2008
Julian Schwarz

Que la neige tombe, 2013
Nelly Saunier

 
La Michelangelo Foundation s’est entourée d’Alain Larder pour le commissariat de l’exposition. Ainsi, on y découvre ou re-découvre des œuvres qui s’inscrivent bien souvent dans un « dialogue fertile entre l’art, le design, l’architecture. » C’est ainsi qu’il caractérise les métiers d’art d’aujourd’hui, et qu’il projette également son futur. Ramy Fischler, élu Designer of the Year en septembre 2018 par M&O, est à l’origine de la scénographie. L’utilisation de la réalité virtuelle, dont les films ont été réalisés par Alain Fleischer, permet de mettre en évidence le lien entre l’excellence des savoir-faire qui perdurent depuis des siècles, et le monde contemporain. Une juxtaposition de la conception et du produit fini permet à chaque visiteur de comprendre le processus de l’artisanat. L’abbaye bénédictine du Xe siècle dans laquelle l’exposition prend place se pare ainsi de cimaises faites de terre cuite, qui mènent petit à petit le visiteur à la découverte des films projetés à 360°.