Sebastian Cox dans son atelier de Londres

Le profil de l'année 2017: Les bois maîtrisés de Sebastian Cox

design / Profil / Rétrospective 2017
20 décembre 2017

En cette fin d'année 2017 Intramuros a choisi de revenir sur les meilleurs évènements et reportages de l'année. Aujourd'hui retour sur le profil du jeune designer anglais Sebastian Cox.


Les Talents à la carte sont morts, vive les Rising Talents Awards ! Ils se consacraient cette année sur Maison&Objet au Royaume-Uni et se sont construits sous un nouveau modèle : six designers seniors ont été invités à choisir un jeune designer émergent. Jay Osgerby du studio Barber&Osgerby a choisi de mettre en avant le jeune Sebastian Cox et son travail du bois.

Il est né en 1986, a grandi dans le Kent, à Ashford, entouré de forêts, dans une famille d’entrepreneurs efficaces et concrets qui l’ont toujours porté et lui ont donné confiance. Avec un père “project developper” et une grand-mère artiste peintre, il décide, très jeune, d’être inventeur mais ne sait pas quoi inventer. C’est sûr, il fera quelque chose de ses mains. Sa proximité avec la forêt l’amène à suivre une formation de type Ecole Boulle à la Lincoln University et poursuit avec un Master en design. “La Lincoln University n’encourage pas l’exploration et l’innovation mais enseigne la maîtrise parfaite de la matière”, explique-t-il.

Il rencontre Jay Osgerby lors du London Design Festival, auditeur anonyme d’une conférence et dessine du mobilier pour sa maison. Ultra-sensible à son environnement, il constate que 90% du bois travaillé en Angleterre provient de l’étranger, que les forêts anglaises sont mal gérées et que personne ne valorise le petit bois qui n’a pas de valeur économique. Changer la perception du bois par le grand public est donc devenu son cheval de bataille. Il veut montrer la diversité du chêne, du frêne, du châtaignier, du platane ou de l’orme (il connaît les noms en français) et la mauvaise gestion du taillis anglais, faire le plus simple possible et valoriser le bois imparfait. Il se réclame de William Morris autant que de Jamie Oliver qui cultive et promeut les fiertés régionales. L’intégration verticale lui semble l’unique solution. Sans nostalgie ni sentimentalisme, il compte développer son studio-atelier à l’international.

Article extrait de la rubrique "Profil", Intramuros n°189, Mars/Avril 2017


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le 20.12.2017