Guillaume Delvigne et son tabouret “Magma” à la Tools Galerie à Paris, janvier 2016

Guillaume Delvigne, lignes d'horizon

design / mobilier
14 mars 2016

Des casseroles Tefal aux tabourets en marbre pour Tools Galerie, Guillaume Delvigne distille un design que Rimbaud aurait pu qualifier de fragments ou d’illuminations. Tout en douceur et force, comme des vers de poésie.

“Je n’assume pas totalement le droit, le coupant et l’aride. J’aime contrôler les choses tout en restant généreux”. On pourrait voir en lui un compagnon du devoir accompli, une sorte d’ascète de la fonction venant se confondre dans le beau. Tout en retrait mais affirmé, un brin timide mais fin puncheur, Guillaume Delvigne conçoit le design comme partenaire de vie. Il faut qu’il y ait contact, dialogue, pour qu’il parle et vienne investir l’espace. En essayant de libérer l’objet afin que chacun se l’approprie, sa démarche ressemble à l’homme, ni trop sérieux, ni prétentieux, lunaire mais les pieds bien sur terre, dessinant une galaxie de formes jamais vaines, toujours belles, garantissant leur ultime pérennité dans le temps.

Extrait de la rubrique "Portrait", par Yann Siliec, Intramuros n°183, Mars/avril 2016
Retrouver la suite de l'article


le 14.03.2016