09/05/2016
Pierre Paulin a marqué l’histoire du design français pendant la seconde moitié du XXe siècle. Le Centre Pompidou lui consacre aujourd’hui une rétrospective. Intramuros revient sur la carrière d’un designer hors du commun.

Né en 1927, d’une mère suisse-allemande et d’un père français, chirurgien-dentiste, Pierre Paulin nourrit dès son jeune âge une fascination pour son oncle, Georges Paulin, ingénieur aérodynamicien, designer automobile pour Peugeot, Rolls Royce et Bentley, fusillé par les Allemands en 1942. Après avoir échoué au baccalauréat, il entre à l’École Camondo dont il sort diplômé en 1950, ayant acquis la connaissance et la maîtrise des styles : “J’ai appris mon latin : je sais Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI et la suite… jusqu’à l’Empire” 2. Sur les conseils de Maxime Old, son professeur, il intègre l’agence de Marcel Gascoin en 1951. La même année, il traverse l’Allemagne, le Danemark, la Suède et la Finlande, découvrant le design scandinave. En 1952, il produit, avec le soutien financier de son père, son premier fauteuil en contreplaqué de merisier courbé. Les Établissements Quin éditent ses premières pièces en 1954, avant qu’il ne s’associe, l’année suivante, à la Galerie Mai. De septembre 1953 à janvier 1954, il devient conseiller en décoration pour la Maîtrise des Galeries Lafayette auprès de Geneviève Pons. Il y découvre le design américain, passant ainsi d’Alvar Aalto à Harry Bertoia, de Charles et Ray Eames à George Nelson et Eero Saarinen. Extrait de la rubrique « Maître », par Cléa Daridan, Intramuros n°184, Mai/Juin 2016 Retrouver la suite de l’article
Cléa Daridan
Pierre Paulin à l’agence ADSA en 1986 à l’occasion d’une interview pour Intramuros © Luc Perenom

Les fauteuils F675 dit « Butterfly » et F300, design Pierre Paulin pour Artifort, collection Centre Pompidou, Musée national d’art moderne

« Daybed », design Pierre Paulin, 1953. Réédition 2015 pour Ligne Roset