Nostalgie quand tu nous tiens

La Galerie Meubles et Lumières de la rue Mazarine à Paris, célèbre le travail de l’éditeur Verre Lumière, maison d’édition créée en 1968 par le maître verrier Max Ingrand.

Directeur artistique de la marque italienne Fontana Arte de 1954 à 1967, Max Ingrand donne naissance en 1968 à la société d’édition Verre Lumière, soutenue par la société Mazda (filiale de Thomson) et la compagnie Saint-Gobain, experte dans la fabrication du verre. Guilhem Faget et Alexandre Goult, les actuels animateurs de la galerie proposent une exposition regroupant une quarantaine de luminaires créés de 1968 à 1988 par Ben Swildens, Jean-Pierre Vitrac, Sabine Charoy, Pierre Paulin, Michel Mortier, Michel Boyer, Joseph André Motte, Max Ingrand et Pierre Soulié dans une reconstitution de la boutique du 190 rue du Fbg Saint-Honoré à Paris. Souvenirs, souvenirs.

Souvenirs, souvenirs

L’aventure Verre Lumière est née de la collaboration de Max Ingrand avec Jacques Vidal, directeur commercial qui portait alors le chantier du paquebot France, symbole du luxe à la française, ce luxe qui sait si bien associer le savoir-faire artisanal français à la modernité des designers de l’époque et porte la création française à rayonner dans le monde entier. Max Ingrand privilégie l’utilisation du verre dans ses réalisations comme dans le célèbre modèle 1853 en verre opalin ou dans « l’œuf », devenu icône. Mais c’est aussi la lampe 10497 de Michel Mortier en métal laqué et verre opalin si caractéristique des produits et de l’optimisme de l’après-guerre. Sans oublier les installations dans le monde entier comme le palais du Shah d‘Iran par Sabine Charoy ou l’ambassade de France à Brasilia par Michel Boyer. Ou le siège du constructeur Peugeot par Ben Swildens, Avenue de la Grande Armée, dessiné en 1966, présageant l’année 68…