Intramuros 191
Portrait : Formafantasma, Philippe Apeloig & la porcelaine de Sèvres, Salon Euroluce, Le Mob à Saint-Ouen, Ross Lovegrove à Pompidou

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Sommaire du numéro

Profils

Le studio danois MA/U intègre le groupe De Padova/Bo avec une nouvelle proposition de mobilier présentée pendant le salon de Milan. Nicolas Barreau et Jules Charbonnet réaménagent le Hasard Ludique à Paris en intégrant dans le processus de réhabilitation une communauté de « bâtisseurs ». Collaboratif et participatif.

Concours

Après le concours organisé par la société Atlantic auprès des jeunes designers pour redessiner le radiateur du futur. Le projet de Roman Pin passe en fabrication.

École

L’Université Nationale de Singapour plafonne parmi les trente-cinq meilleures écoles d’art et de design. Elle inaugure un nouveau bâtiment .

Portrait

Le tandem Formafantasma entretient une relation émotionnelle avec la lumière. Leur exposition au Spazio Krizia pendant le salon du meuble de Milan a créé l’événement.

Événement

Le graphiste Philippe Apeloig applique le signe typographique à la porcelaine de Sèvres, une expérience à travers trois techniques et cinq formats.

Artisanat

Les designers offrent de nouvelles pistes à l’artisanat. Démonstration exemplaire avec François Azambourg en collaboration avec le CIAV Meisenthal et Philippe Nigro qui associe les techniques Wappa et Urushi pour Akita Ndá.

Architecture Intérieure

Le Mob à Saint-Ouen poursuit la révolution hôtelière initiée par Cyril Aouizérate. Un hôtel quatre étoiles coopératif signé Kristian Gavoille.

Actualité produits

Au salon Euroluce à Milan, l’actualité des nouvelles collections de luminaires.

High-Tech

Le designer Yves Béhar signe pour Samsung un écran évolutif, entre objet technologique et support artistique.

Exposition

L’exposition du designer Ross Lovegrove crée l’événement à Paris au Centre Pompidou. Une vision globale du design en perpétuelle réinvention…

Edito

La priorité offerte à la mise en valeur de l’artisanat à l’occasion du salon Révélation en mai dernier révèle les limites d’un travail axé sur la seule performance manuelle. Fort heureusement, de belles initiatives apparaissent où les designers complices inscrivent le projet dans une démarche de recherche et d’innovation dans le respect mutuel des compétenc- es. Andrea Trimarchi et Simone Farresin du studio Formafantasma, notre portrait, refusent l’idée du local comme identité perçue, ils interrogent le lien entre l’objet et l’héritage culturel. Ils ne dessi- nent pas des objets mais “donnent forme aux idées”. Dans une perspective collaborative, le desiger François Azambourg cultive ce type d’approche. Avec le Centre International d’Art Verrier (CIAV) de Meisenthal, il tente la limite des possibles ou comment la répétition du geste dans le même moule va opérer la diffé- rence et induire la pièce unique. Accompagner mais prendre le risque de la rupture, c’est jouer avec la frontière intentionnelle- ment. Cette prise de position, Philippe Nigro l’a tentée en faisant cohabiter deux techniques japonaises ancestrales en intervenant sur la forme et sur l’échelle de l’objet. Lors de l’exposition, qui lui était dédiée au Centre Pompidou, Ross Lovegrove, l’équilibriste, passe de l’état liquide à l’état solide à travers le jeu d’optique du “Liquid Kristal Pavillon”. Au cœur des enjeux écologiques qui affectent notre état émotionnel et esthétique, le designer est en perpétuel état de réinvention. “Dans une perspective de récon- ciliation”, Cyril Aouizérate, à l’initiative du projet d’hôtel MOB, orchestre de nouveaux territoires d’hébergement, d’accueil, de partage, en créant une mixité de circulation et d’usages. La fonction opère, discrètement maîtrisée par Yves Béhar qui, pour la marque Samsung dessine un objet hybride. Un écran qui in- tervient de façon non interruptive de l’image vibrante à l’image tableau. Ces va-et-vient irriguent les disciplines, les savoir-faire et les techniques au bénéfice d’une réponse en harmonie avec l’usager et son environnement. Chantal Hamaide, rédactrice en chef