Futur en Seine devient Futur.e.s

Pour sa 10e édition, Futur en Seine change de nom et devient : Futur.e.s, Festival de l’innovation numérique et durable. Ouverture ce jeudi 13 juin jusqu’au 23 juin partout en Île-de-France.

L’innovation numérique et durable pour faire société

Stéphane Distinguin © Adrien Malguy – 2018

Auparavant nommé « Futur en Seine », le festival de l’innovation numérique et durable prend cette année la nomination Futur.e.s, abréviation de « Futur en Seine », et est désormais un événement bien ancré dans le calendrier. Il aura lieu les 13 et 14 juin 2019 au Mobilier National – Galeries des Gobelins et partout en Île-de-France du 13 au 23 juin 2019 avec sa programmation off.

10 ans d’innovations ?

Futur.e.s 2018 – démos, labs, pitchs © Adrien Malguy

D’ailleurs, cela fait déjà 10 ans que Futur.e.s existe. Créé par Cap Digital, ce festival s’affiche comme un événement phare. Il porte aussi la voix de tout écosystème s’engageant pour l’innovation au service de la société ainsi que des individus et de l’environnement. Cette 10e édition accueillera des start-up sur de nouvelles thématiques telles que la ville, la transition écologique et économique. De plus, il s’agit d’un événement gratuit et ouvert à tous et il n’y a d’ailleurs pas d’équivalent dans le domaine, ce qui est un point important. Pour la directrice de Futur.e.s, Hélène Allain : « On attend 12 000 visiteurs. » 10 ans plus tôt, Cap Digital et Futur.e.s ne voulaient pas faire de conférences, ils souhaitaient plutôt faire participer le public comme cette année d’ailleurs, où les visiteurs peuvent tester les innovations. Selon Stéphane Distinguin, le Président de Cap Digital, le but de ce festival à l’ambiance festive comme l’indique son nom est de : « Montrer, partager et emmener avec nous » ainsi que de s’intéresser aux sujets du moment. Pour cette nouvelles édition, 80 démos et prototypes permettront aux gens de tester sur place les différentes innovations présentées.

Les 6 thématiques et démos proposées

Futur.e.s 2018 – démos, labs, pitchs © Adrien Malguy

6 tracks thématiques pour nos futurs sont proposées, comme les « Villes Durables », regroupant environ 15 projets, « Tech Care », composée de 12 projets autour de la santé ainsi que « Open Cultures », pour qui quelque 350 projets ont candidaté et concentrant ainsi différents projets quant à l’art et la culture. Il y a également les « Sociétés Apprenantes », regroupant elle aussi 12 projets autour de l’emploi et du travail, « E-Cratie », fêtant les 30 ans du web, s’intéressant aux Jeunes Pousses pour le climat à travers les réseaux sociaux ou encore « Digital Rehab », une véritable détox numérique. 6 projets présents sur place ont d’ailleurs pu être testées par la presse début mai comme « Avrionaute Le Cocott’arium » qui n’est pas un simple poulailler mais une réelle organisation prenant en compte différents facteurs tels que le collecteur et le moyen de transport des denrées par exemple. Il y a également « PowerUp Technologies ». « PowerUp » est LA start-up spécialisée dans l’optimisation des batteries proposant un système permettant de réguler la charge des batteries dédiées aux mobilités douces et électriques. On retrouve aussi « Iceberg Défis VR » : Plateforme de rééducation en réalité virtuelle accompagnant les personnes en situation de paraplégie ou tétraplégie. « Défis VR » est un vrai projet thérapeutique à la pointe de la technologie. On compte également « 5th Dimension », une paire de lunettes connectées augmentant l’ouïe humaine et permettant à chacun de mieux entendre. Il y aussi « Cri Hitbox », un sac de frappe interactif développé dans un contexte de recherche afin d’étudier la place du numérique dans l’apprentissage. Enfin, « Real Virtue », proposant une solution en réalité virtuelle pour s’entraîner à la prise de parole en public et devenir un grand orateur.

La parole sur le festival

Stéphane Distinguin © Adrien Malguy – 2018

Pour Stéphane Distinguin, cet événement ainsi que la protection des écosystèmes sont très importants. Les anciennes éditions se sont passées dans des endroits emblématiques tels que la Place de la Bastille représentant la révolution numérique, la Porte de Villette ou encore le 104, véritable lieu d’innovations et cette année la Manufacture des Gobelins, proche de l’école de l’image des Gobelins ou bien de la faculté de médecine de Sorbonne Université, des lieux d’apprentissage et d’avenir. Selon le conseiller régional d’Île-de-France, Franck Margain, cette nouvelle édition organisée par Cap Digital et soutenue par la région Île-de-France prend une nouvelle orientation. En effet, cette année, le festival est placé sous le signe de la ville durable entre transition écologique et économique et représente ainsi le meilleur de l’innovation française face à des défis qui ont évolué. En effet, le développement durable est désormais devenu une priorité pour tous. Futur.e.s s’affirme également face à un monde en crise dû au réchauffement climatique par exemple. Pour Franck Margain, « cette édition prend position en réinvitant l’humain au cœur de son innovation et en restant ouvert à toutes et à tous. La région Île-de-France a d’ailleurs la vision d’une ville durable et connectée dans le but de construire et d’habiter le futur de demain en réinventant nos villes et nos bâtiments qui doivent s’ajuster à nos besoins et non le contraire. » L’objectif est aussi de lutter contre toute forme de précarité. Selon Jérôme Poulain, secrétaire général du Mobilier national, « la Manufacture des Gobelins est un vrai lieu d’innovations dans le domaine du design et du numérique. » Pour lui, ce festival permet de tisser des ambitions et de se faire rencontrer les futurs voisins pour demain avec une notion de durée et d’impact dont la diversité des territoires, des besoins et des usages est le principal terrain d’exploitation.

BRICHE Charlotte