Schaudepot, un nouveau bâtiment sur le campus Vitra
06/06/2016
Schaudepot, un nouveau bâtiment sur le campus Vitra

Le campus à Weil am Rhein, à la frontière suisse allemande, se dote d’un nouveau bâtiment, le Schaudepot, architecture de briques soigneusement cassées, signée des architectes Herzog et De Meuron. En vis à vis de la caserne des pompiers de Zaha Hadid, et à côté du hall de production d’Alvaro Siza. “Ce n’est pas un musée, mais un dépôt”, précise Rolf Fehlbaum, fondateur du Vitra Design Museum en 1989.  Le Vitra Design Museum construit par Frank Gehry poursuit sa mission à raison de deux expositions par an. Le Schaudepot, quant à lui rassemble près de 7000 meubles, un millier de luminaires, les archives et les successions de Charles & Ray Eames, Verner Panton et Alexander Girard. Il expose sur de simples étagères 430 pièces majeures du design contemporain, de 1800 à aujourd’hui, meubles en bois cintré ou en acier courbé, avec des thématiques temporaires à vocation pédagogique comme en ce moment et jusqu’au 17 novembre, le mouvement Radical Design des années 60. Le reste est stocké derrière des parois de verre, dans un vrac ordonné qui a tout d’une caverne d’Ali Baba. A l’heure où Paris envisage de fermer et de délocaliser ses collections, une petite ville à la frontière suisse allemande capitalise sur la collection d’un de ses industriels favoris et ouvre tous les jours de 10h à 18 h pour faire partager l’amour d’un objet auquel tout le monde est sensible : la chaise.


Bénédicte Duhalde

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 06/06/2016 09:32 au 07/06/2016 09:21

Ouverture de la Cité du Vin à Bordeaux
02/06/2016
Ouverture de la Cité du Vin à Bordeaux

Inaugurée par François Hollande et le maire de Bordeaux Alain Juppé le 31 mai, la Cité du Vin, dessinée par XTU Architects, a ouvert ses portes le 1er juin. Implantée sur le site des Bassins à flot, un nouveau quartier pensé comme un trait d’union entre la rive gauche et la rive droite de Bordeaux, la Cité du Vin – 13 350 m² répartis sur dix niveaux – célèbre les vins du monde entier. Elle a été imaginée par l’agence d’architecture parisienne XTU (Anouk Legendre et Nicolas Desmazières) et l’agence de scénographie anglaise Casson Mann, lauréats d’un concours lancé par la Ville de Bordeaux en 2010. Le bâtiment de 55 mètres de haut est composé d’un socle plat et d’une partie élevée. Sa charpente en bois, apparente à l’intérieur, est constituée de 574 arcs et de 128 épines en bois lamellés collés. Les architectes ont imaginé une forme tournante, une ”rondeur sans couture”, selon l’expression d’un viticulteur, qui les a inspirés, lors d’une dégustation de vin. La base est recouverte de 2240 panneaux d’aluminium. La tour vrillée, avec ses 925 panneaux de verres sérigraphiés de couleurs différentes, fabriqués sur-mesure, change de teinte selon la lumière. Le plafond de l’auditorium Thomas Jefferson a été orné de tubes de bois suspendus. Celui du belvédère, situé au dernier étage avec une vue panoramique sur la ville, de 4000 bouteilles. Au deuxième étage, Dinah Casson et Roger Mann ont imaginé un parcours permanent avec des images 3D et des diffusions de senteurs. 70% des besoins énergétiques de La Cité du Vin sont couverts par les énergies vertes et locales. La zone de compostage permet le traitement des déchets issus des espaces de restauration et des déchets verts. La cuve de récupération de l’eau de pluie permet l’arrosage et le nettoyage des abords du bâtiment. Les architectes ont également réfléchi à la conception bioclimatique du bâtiment. Avec des entrées d’air en points bas profitant des vents dominants et des patios et points hauts évacuant la chaleur et générant un courant d’air, la ventilation du bâtiment est optimisée et permet de limiter l’usage de la climatisation. La Ville de Bordeaux, maître d’ouvrage et propriétaire du bâtiment, a confié l’exploitation de La Cité du Vin à la Fondation pour la culture et les civilisations du vin. Le coût global de La Cité du Vin est évalué à 81 millions d’euros hors taxes, dont 55 millions consacrés à la construction et à l’aménagement scénographique.


Astrid Avédissian

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 02/06/2016 09:08 au 11/07/2016 10:15

Kamel Mennour : l’omniprésent
30/05/2016
Kamel Mennour : l’omniprésent

L’actualité du galeriste Kamel Mennour avec les artistes Daniel Buren, Hicham Berrada, Lee Ufan et Huang Yong Ping et son nouvel espace avenue Matignon.

Serait ce l’année Kamel Mennour ? Omniprésent sur tous les fronts, il affole les réseaux sociaux tant les push ups de la galerie sont incessants, diffusant à chaque fois de nouvelles informations. Fondée en 1999, la galerie Kamel Mennour présente, dans ses deux espaces du 6e arrondissement à Paris, le travail d’une trentaine d’artistes contemporains et internationalement consacrés. Kamel Mennour, acharné de travail, s’est construit une solide réputation dans le monde de l’art contemporain. Il vient d’inaugurer le 24 mai un troisième espace – rive droite cette fois, 28 avenue Matignon, entre le Grand Palais et le Bristol. Précisément deux lieux qui accueillent régulièrement ses poulains. Depuis 2007, des artistes contemporains de renommée internationale investissent la Nef du Grand Palais avec des œuvres magistrales, conçues dans le cadre de Monumenta. Après Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski, Anish Kapoor, Daniel Buren et Ilya et Emilia Kabakov, c’est au tour de Huang Yong Ping (représenté en France par Kamel Mennour) de relever le défi en 2016. Le représentant de l’avant-garde artistique chinoise imagine “Empires”, une installation spectaculaire où se mêlent squelettes d’animaux gigantesques et containers pour bateaux. Une réflexion sur les mutations de notre monde. Huang Yong Ping est également exposé dans le nouvel espace Kamel Mennour, avenue Matignon. Au Bristol, le galeriste expose deux de ses artistes : le vidéaste Hicham Berrada qui a poursuivi ses recherches liées à l’activation de différents processus naturels au Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy, dans le bar. Et dans le Jardin, Daniel Buren – connu pour son travail sur la rayure (Palais Royal) mais aussi sur les couleurs (Fondation Louis Vuitton) – installe quant à lui une pergola spectaculaire et colorée face à la colonnade du restaurant 3 étoiles, Épicure. Kamel Mennour, toujours – et cette fois en collaboration avec la Lisson Gallery – propose une exposition des œuvres nouvelles et récentes de l’artiste coréen Lee Ufan au sein d’un espace conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte dans le Château La Coste, à quelques kilomètres d’Aix en Provence. www.kamelmennour.com Huang Yong Ping, “Monumenta” jusqu’au 18 juin – Grand-Palais Paris Hicham Berrada et Daniel Buren jusqu’au 30 septembre – Le Bristol Paris et au 28, avenue Matignon Lee Ufan du 29 mai au 24 septembre – Château La Coste, 2750 Route de la Cride – 13610 Le Puy Ste Réparade.


Yves Mirande

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 30/05/2016 09:01 au 30/05/2016 10:15

Le studio Big-Game à Milan
24/05/2016
Le studio Big-Game à Milan

Interview du studio Big-Game et présentation de leurs dernières collections pour Magis, Karimoku, 2016 Arita et Hay.

Augustin Scott de Martinville, Grégoire Jeanmonod et Elric Petit, du studioBig-Game basé à Lausanne, nous présentaient leurs dernières collections lors du vernissage chez 2016/Arita, pendant le Salon du Meuble de Milan, en avril 2016. Ils ont dessiné, pour les 400 ans de la marque japonaise 1616 Arita Japan, un set à café composé d’une cafetière et de tasses en porcelaine, réalisés par les potiers Kubota Minoru Ceramics. Pour la marque italienne Magis, ils ont créé la chaise évolutive “Little Big”, adaptée aux enfants de 2 à 6 ans. Depuis plusieurs années, ils enrichissent leur collaboration avec la marque japonaise Karimoku New Standard et présentaient de nouveaux éléments de la collection “Castor”. La marque suédoise Hay exposait le porte-manteau “Beam” et les paniers “Baskets” dans son exposition à La Pelota dans le quartier de Brera à Milan.

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 24/05/2016 11:12 au 25/05/2016 10:23

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Orange c’est noir
18/05/2016
Orange c’est noir

La Nouvelle Livebox d’Orange doit révolutionner l’univers connecté des foyers français. Elle le fera peut-être grâce à un WiFi quatre fois plus performant mais pas par son design, noir et austère, même si le noir, non couleur des années 80, est sollicité régulièrement pour sa capacité à souligner les formes pures. Peut-être une référence à Konstantin Grcic et sa collection toute en noir chez ClassiCon ? Il est vrai que les couleurs de l’année décrétées par Panton imposent un rythme difficile à suivre par une industrie soumise à des contraintes de renouvellement draconiennes et ingérables. Mais il faut aller au musée pour apprécier l’offre futuriste des année 90 qu’avait engendré le Tim Thom sous la houlette de Philippe Starck: des galets en guise de chaîne stéréo “Rock n’Roll”, des “Alo” en forme de poisson en guise de téléphone et des “Zéo” vert pistache en guise de télévision… Pourquoi la mécanisation du confort se rangerait-elle dans le silence des signes ? se demandait le studio GGSV dans l’exposition “Zones de confort” réalisée en partenariat avec le cnap à la Galerie Poirel à Nancy où ces visions futuristes étaient exposées. Il semblerait que le futur ne tienne jamais ses promesses. Quoi qu’il en soit la Nouvelle Livebox et son décodeur TV devraient offrir une connexion optimale aux foyers contemporains qui possèdent en moyenne plus de sept écrans connectés. Une Livebox pour la paix des familles. En option, un disque dur d’une capacité de 1To, un téraoctet accessible à distance via l’application Le Cloud d’Orange devrait permettre de stocker des gros volumes : plus de 500000 photos ou 500 vidéos HD d’1h30. Pour la paix dans le monde.


Bénédicte Duhalde

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 17/05/2016 15:50 au 19/05/2016 10:07

Tout le monde il est beau, tout le monde il est twitter
12/05/2016
Tout le monde il est beau, tout le monde il est twitter

40 personnes, 40 twitters professionnels, petits Larry heureux, viennent de s’installer à Opéra, dans des locaux flambant neufs aménagés par Ramy Fischler. Et ils seront bientôt 140, parce que l’entreprise californienne qui comptabilise 320 millions d’utilisateurs de sa plateforme fera, avec sa ‘Blueroom’ et ses multiples salles aux noms d’oiseaux, que les utilisateurs l’utilisent encore plus facilement. “Twitter est un microphone pour amplifier la visibilité d’un support”, explique Damien Viel, le directeur France. A Opéra, Twitter pourra accueillir son écosystème – développeurs, partenaires, artistes, entrepreneurs…ses oiseaux. Ramy Fischler a voulu un geste fort pour cette plateforme créatrice de contenu. Entrée par les espaces communs, le coin café et l’espace repas, aménagés dans un esprit “chaleureux et vintage”, qui rappelle les sixties, voire les fifties, un esprit scandinave international. Aux murs, partout, contemporaines, des images, videos, photos data, réalisées par les élèves du Studio national des arts contemporains Le Fresnoy où il enseigne et où la relation entre la technologie et les arts contemporains est savamment encouragée. _image2071_ Plus loin toutes les salles portent des noms d’oiseaux – cygne, pélican, hirondelle, albatros, colibri, rossignol, moineau…. et, présence à Paris oblige, portent les stigmates de la culture haussmannienne. Le papier peint a des effets moulures en bois et corniche en plâtre. Des tableaux dans la salle de brainstorming, permettent de donner libre cours à sa créativité. “Mais pour passer du réel au virtuel, il faut toucher du vrai, explique Ramy. Il fallait mettre en scène la créativité de l’entreprise”. Dans la salle stratégique et dans la salle de jeux on réfléchit à comment faire l’Euro 2016 et les JO sur twitter. La valeur phare de twitter c’est la liberté d’expression. Dans la BlueRoom, des personnes publiques seront invitées à apprendre la bonne utilisation de Twitter. Avec 56% d’utilisateurs en plus sur les deux dernières années, Twitter peut se vanter de détenir une clientèle CSP + à qui elle proposera un samedi par mois, par le biais de l’association Coder Dojo à des enfants de 7 à 10 ans d’apprendre à coder. Il faut faire en sorte que la plateforme, “l‘ecosystème” Twitter, soit utilisé plus facilement par tous. Dans la bibliothèque il y a un décor de livres avec du Derrida, dans la Blueroom, il y a Cyril Hanouna. Pour produire le maximum de twitts, le second personnage est prometteur.


Bénédicte Duhalde

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 12/05/2016 14:54 au 13/05/2016 08:00

Cavrois et Noailles, deux villas résistantes
09/05/2016
Cavrois et Noailles, deux villas résistantes

Deux commandes ont été faites au jeune architecte parisien Robert Mallet-Stevens (1886-1945), un des fondateurs en 1929 de l’Union des artistes modernes (UAM). La Villa Cavrois et la Villa Noailles ont représenté l’avant-garde de l’architecture en France. Toutes deux ont été abandonnées et ont connu le délabrement. Elles ont fini par être sauvées et réhabilitées par les pouvoirs publics et proposent aujourd’hui deux arts de (re)vivre différents. On ne les approche pas sans les désirer. Pour atteindre la Villa Noailles, plein Sud de la France, il faut gravir la colline méditerranéenne qui domine Hyères (Var). Cette petite folie en béton a été construite de 1923 à 1933 pour Marie-Laure et Charles de Noailles, couple d’aristocrates fortunés. À Croix, il faut traverser la périphérie huppée néo-régionaliste de Roubaix (Nord), pour aborder l’impressionnant vaisseau moderne qu’est la villa Cavrois. Achevée en 1932, elle a abrité la famille de l’industriel roubaisien du textile, Paul Cavrois. Extrait de la rubrique “Patrimoine”, par Anne-Marie Fèvre, Intramuros n°184, Mai/Juin 2016Retrouver la suite de l’article Anne-Marie Fèvre

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 09/05/2016 13:30 au 09/05/2016 13:35

Ingo Maurer dans l’église San Paolo Converso à Milan
02/05/2016
Ingo Maurer dans l’église San Paolo Converso à Milan

Ingo Maurer présentait ses dernières collections de luminaires dans l’église San Paolo Converso à Milan du 12 au 17 avril 2016. Après 15 années passées au Spazio Krizia à l’occasion du salon du Meuble de Milan, le décor de l’église désacralisée de San Paolo Converso, construite au XVIe siècle, offrait un environnement surprenant et majestueux pour présenter les nouvelles collections d’Ingo Maurer et de son équipe. L’applique “18×18”, légère comme une feuille de papier, le lampadaire minimaliste “Ringelpiez”, les bulles de comics “What we do counts” étaient parmi les objets présentés. Intramuros a rencontré Ingo Maurer à l’occasion de sa présentation milanaise. Il a exprimé son enthousiasme pour les jeunes créateurs internationaux rencontrés lors de son vernissage et l’admiration qu’il porte à son équipe de travail.

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Dates
Du 02/05/2016 15:01 au 04/05/2016 10:37

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La nouvelle collection “Nomades” par Élitis
25/04/2016
La nouvelle collection “Nomades” par Élitis

Élitis, marque de référence dans l’univers de la décoration d’intérieur, édite des textiles d’ameublement et des revêtements muraux innovants et actuels. La collection “Nomades” s’inspire des voyages et des cultures lointaines pour proposer des références nouvelles. Élitis part à la découverte de la Corée pour développer une palette subtile de couleurs et de matières. Créé en 1988 par Patrice Marraud des Grottes, à une époque où la colle coûtait plus cher que le papier peint, Élitis s’est distingué sur le marché par ses lignes structurées à partir de lin, de nacre, de soie, de crin ou galuchat, de toile à beurre, de revêtements muraux aux effets suprenants dans une gamme de couleurs remarquable. Depuis les premières créations, les collections sont en perpétuelle évolution en adéquation avec les innovations et les désirs de chaque époque. Plus d’informations sur www.elitis.fr

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 25/04/2016 10:14 au 25/04/2016 10:20

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La Vache qui Rit, de l’art en boîte
21/03/2016
La Vache qui Rit, de l’art en boîte

Lab’Bel, le laboratoire artistique du groupe Bel, permet à chacun de s’approprier un moment d’art contemporain avec les boîtes collectors de la Vache qui rit.

Depuis deux ans, Lab’Bel, le laboratoire artistique du groupe Bel, permet à chacun de s’approprier un moment d’art contemporain. Après Hans-Peter Feldman, c’est au tour de l’artiste Thomas Bayrle de donner sa version de la boîte et de ses mythiques portions. L’art contemporain s’invite à table et se partage. Grâce à la Vache qui rit et plus exactement à son fonds de dotation artistique Lab’Bel, chacun peut désormais consommer de l’art contemporain par le bais des boîtes collectors créées par des artistes de renom. “À travers ce projet, nous prenons le parti de déclarer de manière soft qu’il n’y a pas à avoir peur de l’art contemporain. Nous l’apportons à table. Surprendre, sensibiliser, éduquer le consommateur à l’art par le biais de l’humour, c’est la mission de ce projet”, explique Laurent Fiévet, le directeur de Lab’Bel. Extrait de la rubrique “Art”, par Yves Mirande, Intramuros n°183, Mars/avril 2016Retrouver la suite de l’article



Yves Mirande

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates
Du 21/03/2016 15:15 au 21/03/2016 15:46
Lieu :

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