Histoire estudiantine, chapitre 2 : Camondo expose les projets de fin d’études de ses diplômés

Les 22 et 23 juin, Boulevard Raspail, l’école Camondo a célébré la promotion Charlotte Perriand et ses 49 nouveaux diplômés. L’école a présenté au sein de ses locaux, les projets de fin d’année de chacun des diplômés 2018.  L’aboutissement de leur cycle scolaire, dans une diversité de formes et de personnalités.

 

 Alors que la chaleur estivale a déjà remplacé l’atmosphère pesante des périodes d’examens, l’heure est à la célébration pour de nombreux étudiants de dernière année. A l’école Camondo, 49 jeunes étudiants ayant présenté leurs projets de fin d’année ont reçu leur diplôme. Les nouveaux reçus pourront désormais exercer en tant qu’architecte d’intérieur – designer.

Les quatre piliers pédagogiques à Camondo

Les étudiants étaient soumis à un sujet de scénographie imposé : « refaire Le Monde ». La collaboration avec le quotidien d’actualité les encourageait à imaginer de nouveaux locaux pour l’organe de presse. Il fallait qu’ils s’adaptent au journalisme contemporain. Un projet purement pédagogique détaché de sa réalisation. En parallèle de ce sujet imposé, l’école d’architecture d’intérieur et design s’est appuyée sur trois piliers pédagogiques pour préparer les designers et architectes de demain : stage, mémoire, et la réalisation d’un projet sur un sujet libre.

Si le sujet imposé a été mis en œuvre avec brio, les projets qui semblent avoir le plus de succès aux yeux du public comme des étudiants eux-mêmes, était le sujet libre. « Je me suis éclaté à faire ce projet ! » raconte Ugo Vital-Durand, tout sourire, à propos de sa gamme de mobilier « Lone ». Il poursuit : « En réalité, c’est notre dernière opportunité avant d’entrer sur le milieu du travail, de réaliser vraiment ce que l’on veut ». Il a conscience qu’entrer sur le marché de l’emploi le soumettra à des contraintes multiples.

Joy de l’Hermite- crédit image : école Camondo©B.Heller

 

49 projets comme 49 personnalités

Les 49 projets s’affirment comme autant d’individualités et de personnalités. Une mise en scène de l’errance dans une scénographie wagnerienne, l’aménagement de boutiques, une hybridation entre travail traditionnel du soufflage de verre et l’utilisation de machines à commandes numériques, une théâtralisation du pouvoir dans une remise en scène le décor du Salon vert de l’Elysée. etc. Sans fournir une liste exhaustive, ces quelques projets témoignent déjà de la variété de sujets exploités par les étudiants, de l’architecture d’intérieur au design pur. Le jury a cherché à évaluer la pertinence du projet comme sa créativité, et portaient une attention à la réalisation de croquis et prototypes autant qu’à la conceptualisation. A chaque projet s’exprime une pédagogie propre. Comme Bérénice Bonnot, dont le projet « Obsessions » inverse le principe du fonctionnalisme. Après avoir mis en forme un répertoire de dessins et symboles créés en écriture automatique elle a cherché à mettre en forme les dessins, puis à leur donner une fonction.

Valentine Giscard d’Estaing – crédit image : école Camondo©B.Heller

Bérénice Bonnot – crédit image : école Camondo©B.Heller

 

Des visionnaires autant que des concepteurs appelés à investir le milieu professionnel du design et de l’architecture d’intérieur.