Explorer les îles de la Seine avec le Pavillon de l’Arsenal
Ile-naturiste, prison, usine, lotissement, entrepôt, loisir, bidonville, palais, jardin, casino, ferme… Le Pavillon de l’Arsenal présente 32 îles disséminées sur la Seine

Alors que la Seine est au centre d’importantes stratégies urbaines, comme la consultation du Grand Paris avec Seine Métropole, le prolongement de la ligne Eole (RER E) le long du fleuve d’ici 2022, ou encore l’appel à projets “Réinventer la Seine (Paris – Rouen– Le Havre)” lancé en mars, l’exposition “Iles de la Seine” souhaite contribuer à la découverte de ce territoire, qui compte une centaine d’îles (elles étaient autrefois plus de 300). Chaque île offre un territoire d’expérimentation architecturale idéal. Sa condition insulaire produit des typologies singulières, comme la ferme modèle de l’île de la Loge, l’usine-vitrine de l’île Seguin, l’atelier de peintres d’avant-garde sur l’île de Chatou, l’entrepôt à la pointe de l’île Saint-Denis ou le domaine naturiste sur l’île de Platais, où Emile Zola s’était fait construire un chalet… Une même île porte souvent plusieurs noms, comme l’île des Impressionnistes également appelée l’île de Chatou, ou l’île du Devant qui se nomme aussi l’île de Conflans. Il peut arriver qu’une île n’ait pas de nom officiel, mais seulement un surnom donné par les bateliers de la région, comme l’île aux rats qui n’existe sur aucune carte, ou bien qu’une presqu’île soit identifiée par erreur comme une île. Un livre, Iles de la Seine, réalisé sous la direction de l’architecte Milena Charbit (éditions du Pavillon de l’Arsenal, 312 pages, 18 euros) et différentes activités (croisières commentées, randonnées à vélo, chasses au trésor…) accompagnent l’exposition.
Astrid Avédissian
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